Felix Lope de Vega*
POEMA XLIII
A UNA CALAVERA DE MUJER
https://www.cervantesvirtual.com/obr...4_3.html#I_67_
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Esta(1) cabeza, cuando viva, tuvo
sobre la arquitectura de estos huesos
carne y cabellos, por quien fueron presos
los ojos que mirandola detuvo.
Aqui la rosa de la boca estuvo,
marchita ya con tan helados besos;
aqui los ojos, de esmeralda impresos,
color que tantas almas entretuvo;
aqui la estimativa, en quien tenia
el principio de todo movimiento;
aqui de las potencias(2) la armonia.
Oh hermosura mortal, cometa al viento!(3)
Donde tan alta presuncion vivia
desprecian los gusanos aposento.
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POEMA XLIII
A UNA CALAVERA DE MUJER
https://www.cervantesvirtual.com/obr...4_3.html#I_67_
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Esta(1) cabeza, cuando viva, tuvo
sobre la arquitectura de estos huesos
carne y cabellos, por quien fueron presos
los ojos que mirandola detuvo.
Aqui la rosa de la boca estuvo,
marchita ya con tan helados besos;
aqui los ojos, de esmeralda impresos,
color que tantas almas entretuvo;
aqui la estimativa, en quien tenia
el principio de todo movimiento;
aqui de las potencias(2) la armonia.
Oh hermosura mortal, cometa al viento!(3)
Donde tan alta presuncion vivia
desprecian los gusanos aposento.
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* Félix Lope de la Vega Carpio (Madrid, 1562-1635) fut l'un des poètes et dramaturges les plus importants du Siècle d'or espagnol. Ce sonnet est un morceau appartenant à "Rimas Sacras." sous le numéro 65; son thème est l'un des plus caractéristiques du baroque : le "Memento mori".
1. Esta : pron. démonstratif; on le dit d'une chose qui est en présence de la personne qui parle.
2. potencias : facultés de l'âme pour juger. La pensée.
3. c'est-à-dire : belle tête, dont la blonde chevelure au vent, ressemblait à la flamme d'une comète errante dans l'air.
1. Esta : pron. démonstratif; on le dit d'une chose qui est en présence de la personne qui parle.
2. potencias : facultés de l'âme pour juger. La pensée.
3. c'est-à-dire : belle tête, dont la blonde chevelure au vent, ressemblait à la flamme d'une comète errante dans l'air.
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Felix Lope de Vega
POEME XLIII
Au crâne d'une femme
Traduction française : M. Slimane.
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Cette tête, lorsque vivante, avait
sur l'architecture de ces os
chair et cheveux, par qui furent prisonnièrs
les yeux qui, la regardant, s'arrêtèrent.
Ici était la rose de la bouche,
déjà fanée de tant de baisers glacés,
ici les yeux imprimés d'émeraude,
couleur qui divertit tant d'âmes.
Ici l'estimative en qui était
le principe de tout le mouvement,
ici l'harmonie des puissances.
O beauté mortelle, comète au vent !
où vivait une si haute présomption,
les vers déprécient-ils le logement ?
Felix Lope de Vega
POEME XLIII
Au crâne d'une femme
Traduction française : M. Slimane.
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Cette tête, lorsque vivante, avait
sur l'architecture de ces os
chair et cheveux, par qui furent prisonnièrs
les yeux qui, la regardant, s'arrêtèrent.
Ici était la rose de la bouche,
déjà fanée de tant de baisers glacés,
ici les yeux imprimés d'émeraude,
couleur qui divertit tant d'âmes.
Ici l'estimative en qui était
le principe de tout le mouvement,
ici l'harmonie des puissances.
O beauté mortelle, comète au vent !
où vivait une si haute présomption,
les vers déprécient-ils le logement ?
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