Les merveilles du Mont Poobel

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  • د/ سعيد الشليح
    أديب وكاتب
    • 09-12-2008
    • 220

    Les merveilles du Mont Poobel

    Sacré Mont Poobel!


    [align=justify]Après le triangle des Bermudes, c’est le coin le plus périlleux qui puisse exister dans ce monde. Que d’aventuriers amateurs ont failli y trépasser ! Les professionnels, eux-mêmes, s’y sont essoufflés. Personne ne parvint à escalader ce vieux Mont Poobel jusqu’au sommet. Et pourtant, les aventuriers non avisés ou mal informés continuent d’y affluer. Les uns croyant y trouver refuge pour se protéger des aléas de l’humeur humaine. Les autres espérant y étaler leurs connaissances zoologiques et leur capacité à dompter les éléments de nature sauvage.

    Mont Poobel est mythique. Il est tout aussi beau et irrésistible qu’indomptable. De loin, il subjugue le visiteur par sa grandeur et la splendeur de ses petits oliviers appétissants.

    Situé entre Mont Mitchell et Mont Zakoot, il domine majestueusement la plaine Faloom et la vallée de Lagad qui sont, toutes les deux, enjolivées par un teint printanier d’arc-en-ciel affiché par les roses, les fleurs, et les diverses plantes qui s’admirent copieusement.

    De là haut, il courtise affectueusement une mer lunatique qui se montre parfois calme et docile et souvent furieuse et enragée.

    C’est un lieu idéal pour tous ceux qui voudraient tester leur force de caractère et leur endurance.

    Plus on s’approche de ce Mont, plus on se rend compte des illusions qu’on se fait en le contemplant de loin ou en gobant les légendes que l’autre raconte si bien sur ce rocher géant pour leurrer les néophytes de l’aventurisme.

    La seule piste servant de lieu de passage en direction de ce Mont traverse un marécage puant où la boue et les moustiques s’allient pour barrer la route aux passionnés de l’aventurisme quel que soit leur âge.

    Pour contourner cet obstacle, quelques futés recourent au subterfuge des habitués de ce genre d’endroits. Ils montent à bord de canoës de couleur verdâtre et traversent doucement cette zone marécageuse sans éveiller les soupçons des moustiques qui semblent défendre, corps et âme, Mont Poobel contre toute invasion qui risquerait d’y troubler l’ordre établi et provoquer le déséquilibre de son écosystème.

    D’autres, ayant plus de cran, préfèrent, par contre, relever le défi et faire la traversée à pied. Pour se protéger des piqûres des moustiques, ils se font vaporiser avec un spray magique dont l’odeur terrorise ces insectes diptères et les éloigne momentanément. Ils marchent, rampent et tombent même dans la boue. Mais, ils n’abandonnent point. Beaucoup d’entre eux arrivent complètement exténués au pied du Mont et y restent cloués à jamais.

    Le chemin menant au sommet de ce Mont est étriqué et parsemé d’écueils. A droite, le ravin se conforte d’accueillir, au fil des jours, toute créature atteinte de la phobie des hauteurs. A gauche, c’est plutôt un tableau abstrait qui se dresse devant les yeux de ceux qui peuvent encore se maintenir en équilibre en dépit de la promiscuité étouffante qui envahit le passage étroit qu’empruntent des dizaines d’aventuriers à la fois.

    C’est un drôle d’univers où cohabitent, bon gré mal gré, une variété d’espèces, dont notamment les félins, les autruches, les renards, les singes, les agneaux, les vipères, les scorpions, les ânes et quelques rapaces.

    Les fauves, pour des raisons inconnues, n’y ont pas élu domicile. Et pourtant, c’est la race féline qui y a le mot d’ordre.

    Les scorpions et les vipères squattent toutes les parcelles du Mont. Ils ne se montrent que pour agresser des victimes qu’ils surprennent à chaque tournant. Mais, il leur arrive parfois de rater leurs coups. Les moins chanceux d’entre eux et les autres qui manquent d’espièglerie, sont souvent piétinés voire écrasés par des aventuriers assoiffés de gloire.

    Quant aux renards, ils sont rarement piégés par les aventuriers. Au contraire, ce sont eux qui, de connivence avec le maître des lieux, leur jouent les plus sales tours qu’une créature pourrait subir.

    Les singes, pour leur part, s’adonnent à leurs jeux préférés. L’imitation et la pratique de sauts acrobatiques. Du mal, ils n’en font presque pas à une mouche errante qui, par inadvertance, atterrirait sur une branche d’arbre ou sur le sol de leur fief.

    Les autruches, elles, s’attachent fidèlement à leur tactique pour faire face à toute situation dangereuse. Très complaisantes, elles sont bonnes à tout faire. Elles ont une facilité de mouvement inouïe. Elles peuvent gravir le Mont et redescendre jusqu’à la base avec agilité et rapidité.

    S’agissant des ânes, leur nombre a quadruplé en si peu de temps. Ils se chargent, comme à l’accoutumée, de transporter les provisions et quelques-uns uns des aventuriers auxquels les autruches tournent le dos. Des difficultés, ils en ont à longueur de journée. Leurs sabots étant usés et leurs cerveaux éculés. Combien d’entre eux avaient déjà péri au fond du ravin ! D’autres ont été déclarés invalides. Ils ne portent plus de charges. Ils ne supportent même pas leurs ânées qu’ils ont abandonnées quelque part. Ceux qu’on voit à l’œuvre, ont du mal à faire la navette entre le pied et le sommet du Mont.

    Les agneaux sont si dociles et inoffensifs qu’on ne se rend même pas compte de leur présence quand ils sont là. On ne sait pas non plus de quoi ils seraient capables. Les uns étant aphasiques, les autres somnambules ou simplement hors jeu.

    Les rapaces, quant à eux, ne laissent rien au hasard. Ils choisissent bien leurs proies et attendent le moment opportun pour les prendre d’assaut. Ils ont dissuadé nombre d’aventuriers de s’approcher du Mont et les ont contraints de rebrousser chemin pour aller exercer leur sport favori ailleurs, sous d’autres cieux paisibles et plus accueillants.

    A suivre…[/align]
  • عثمان علوشي
    أديب وكاتب
    • 04-06-2007
    • 1604

    #2
    Bonjour Dr. Said,
    Vous avez un très bon style narratif.
    Merci bien pour cette merveille nouvelle.
    Outman
    عثمان علوشي
    مترجم مستقل​

    تعليق

    • م.سليمان
      مستشار في الترجمة
      • 18-12-2010
      • 2080

      #3
      أخي د/ سعيد الشليح :
      Très content de vous revoir ici, et ravi de vous lire ce très beau texte qui nous fait découvrir les merveilles du mont Poobel.
      Bon courage pour la suite.
      sigpic

      تعليق

      • منيره الفهري
        مدير عام. رئيس ملتقى الترجمة
        • 21-12-2010
        • 9870

        #4




        الدكتور الفاضل سعيد الشليح
        تشرف ملتقى الترجمة بحضوركم الراقي
        مرحبا بكم أهلا و سهلا
        نوّرتُم الملتقى

        استمتعت حقا بهذا النص الرائع
        و هذا الأسلوب الشيق الممتاز

        تقديري الكبير لهذا الألق
        ننتظر البقية بشغف

        تعليق

        • د/ سعيد الشليح
          أديب وكاتب
          • 09-12-2008
          • 220

          #5
          المشاركة الأصلية بواسطة عثمان علوشي مشاهدة المشاركة
          Bonjour Dr. Said,
          Vous avez un très bon style narratif.
          Merci bien pour cette merveille nouvelle.
          Outman

          Bonjour M. Outman Allouchi,
          C'est moi qui vous remercie pour ce beau commentaire.
          Mes amitiés

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          • د/ سعيد الشليح
            أديب وكاتب
            • 09-12-2008
            • 220

            #6
            المشاركة الأصلية بواسطة سليمان ميهوبي مشاهدة المشاركة
            أخي د/ سعيد الشليح :




            Très content de vous revoir ici, et ravi de vous lire ce très beau texte qui nous fait découvrir les merveilles du mont Poobel.
            Bon courage pour la suite.

            Cher Sulaiman Maihobi



            Tout le plaisir est pour moi. Je suis heureux de pouvoir contribuer au rayonnement de cet espace littéraire et culturel qu'est Al moltaqa.
            Mes amitiés
            التعديل الأخير تم بواسطة د/ سعيد الشليح; الساعة 11-12-2011, 16:46.

            تعليق

            • د/ سعيد الشليح
              أديب وكاتب
              • 09-12-2008
              • 220

              #7
              المشاركة الأصلية بواسطة منيره الفهري مشاهدة المشاركة



              الدكتور الفاضل سعيد الشليح
              تشرف ملتقى الترجمة بحضوركم الراقي
              مرحبا بكم أهلا و سهلا
              نوّرتُم الملتقى

              استمتعت حقا بهذا النص الرائع
              و هذا الأسلوب الشيق الممتاز

              تقديري الكبير لهذا الألق
              ننتظر البقية بشغف






              الأستاذة الكريمة منيره الفهري
              أسعد بتواجدي بينكم في هذا المنتدى الرائع ..
              و أشكرك على عبارات الترحاب و الإشادة الرقيقة
              التي تعكس بجلاء دماثة خلقك و جمالية ذائقتك الفنية..
              أما "روائع جبل بوبل " ، فسأنشر حلقاتها تباعاً إن شاء الله..
              لك خالص التحية و وافر التقدير

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              • محمد جابري
                أديب وكاتب
                • 30-10-2008
                • 1915

                #8
                MONSIEUR SAID
                Le fait de dresser un beau tableau de clarté éclatante, exige toujours une révision pour brosser les éléments nuisibles empêchant l'étincèlement de sa luminosité
                http://www.mhammed-jabri.net/

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                • د/ سعيد الشليح
                  أديب وكاتب
                  • 09-12-2008
                  • 220

                  #9
                  المشاركة الأصلية بواسطة محمد جابري مشاهدة المشاركة
                  MONSIEUR SAID


                  Le fait de dresser un beau tableau de clarté éclatante, exige toujours une révision pour brosser les éléments nuisibles empêchant l'étincèlement de sa luminosité
                  ! Curieusement, ça me rappelle M.Jourdain
                  التعديل الأخير تم بواسطة د/ سعيد الشليح; الساعة 11-12-2011, 16:43.

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