مسرحية "زائر الدير" للأستاذ يحيى حباشنة:ترجمة كوثر خليل

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  • كوثر خليل
    أديبة وكاتبة
    • 25-05-2009
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    مسرحية "زائر الدير" للأستاذ يحيى حباشنة:ترجمة كوثر خليل

    Le visiteur du couvent
    Ecrit par : yehia habachna
    Traduit par : kaouther khélil



    (La scène présente une chambre haute, une salle de séjour relative à un couvent ou un temple. Une chambre modeste constituée de deux divans en bois, un porte-manteau, des bougies éparpillées ça et là et des livres anciens rangés d’une manière apparente.
    On entend le vent, les orages. L’éclair illumine les fenêtres de la chambre, des averses se font entendre alors que l’archevêque met quelques bûches dans la cheminée. On frappe à la porte, l’archevêque prête attention, il avance très lentement pour ouvrir la porte et accueille un visiteur.

    L’archevêque : soyez le bienvenu... entrez.
    Un jeune homme, à l’âge de trente ans entre, il porte un manteau épais au col élevé.

    Le visiteur : il fait chaud et tendre à l’intérieur mais dehors il fait mauvais, il fait très froid…

    L’archevêque : il ne fait pas froid à ce point !

    Le visiteur : en vérité, c’est une chaleur agréable, très agréable...Je ne me souviens pas l’avoir connue. Je crois qu’il vaut mieux que mon ami attende dehors.

    L’archevêque : vous avez un ami en votre compagnie ? Mais je n’ai pas fait attention. Je vais l’inviter à entrer.
    L’archevêque s’approche de la porte, le visiteur survient en suppliant.
    Le visiteur : non, non monsieur je ne veux pas qu’il entre... lui aussi ne le veut pas.
    L’archevêque : ôtez votre manteau et assoyez-vous.

    Le visiteur : (contrarié) je ne sais pas monsieur…si je dois vraiment l’ôter ?
    L’archevêque : vous ne dites pas qu’il fait chaud ici ?

    Le visiteur : oui monsieur, il fait chaud, je crois qu’il fait chaud... mais…mais monsieur…porter un manteau et lever son col de la sorte puis mettre les mains dans les poches me donne confiance… « Mais » comme vous dites il fait chaud ce qui m’excite à l’enlever.
    L’archevêque : vous êtes libre de l’ôter ou de le garder… vous êtes libre.

    Le visiteur : voilà mon problème monsieur.
    L’archevêque : et quel est votre problème !

    Le visiteur : mon problème consiste en cette liberté.
    L’archevêque : mais vous devez décider mon fils.
    Le visiteur : bien, bien (il s’attarde un peu, déboutonne le manteau puis s’abstient.) est-ce que je l’enlève monsieur ?
    L’archevêque : oui, enlevez-le et je vais vous aider à le faire.
    (L’archevêque avance et aide le visiteur à déboutonner puis enlever son manteau.) Bien, fils, accrochez-le à ce porte-manteau.
    Le visiteur : (s’approche du porte-manteau et le regarde longuement puis s’abstient. Il regarde l’archevêque alors qu’il hésite) il ya trois clous monsieur.
    L’archevêque : alors accroche ton manteau au plus proche.

    Le visiteur : celui-ci est le plus proche, mais pourquoi pas celui du milieu ou l’autre éloigné ? Je peux faire un seul pas et le clou le plus éloigné sera le plus proche.
    L’archevêque : vous êtes libre… vous êtes libre…mettez-le là ou vous voulez…

    Le visiteur : je vous ai dis monsieur que c’est l’un de mes problèmes.
    L’archevêque : et quel est ce problème ?

    Le visiteur : le problème est que je suis libre, libre à un degré insupportable, insupportable.
    L’archevêque : (sans aucune dureté) alors restez là où vous êtes et accrochez-le au clou le plus proche.

    Le visiteur : tous les clous sont proches, tous… (Il s’approche de l’archevêque) vous pouvez croire que j’ai une faible personnalité.
    L’archevêque : je ne l’ai pas dit !

    Le visiteur : je vous ai dit « vous pouvez croire ».
    L’archevêque : je ne suis pas sûr que je puisse le croire.

    Le visiteur : en tout cas je le suis parfois mais dans d’autres cas je suis plus fort que d’autres personnes.
    L’archevêque : (en riant) bien, maintenant nous allons vous servir quelque chose… nous avons du lait chaud et du thé ? Que désirez-vous ?

    Le visiteur : à dire vrai...Croyez-moi...je ne sais pas ce que je désire vraiment…soit...
    L’archevêque : désirez-vous vraiment boire quelque chose ?

    Le visiteur : désirer vraiment ? Mais je préfère….préfère…
    L’archevêque : je vais vous apporter du lait chaud (l’archevêque se lève, il va vers la cheminée et lui verse un verre de lait) et maintenant dites-moi qui vous êtes…puis-je avoir la chance de vous connaître ?

    Le visiteur : c’est mon problème aussi.
    L’archevêque : (en riant) vous avez trop de problèmes ! Mais je veux avoir la chance de vous connaître.

    Le visiteur : je vous ai dis que c’est l’un de mes problèmes.
    L’archevêque : vous ne connaissez pas votre nom mon fils ?

    Le visiteur : mais je le connais monsieur…Mais le problème est que je ne sais pas qui suis-je.
    L’archevêque : vous ne savez pas qui vous êtes ?

    Le visiteur : en vérité, je suis venu ici pour que vous m’aidiez à savoir qui je suis.
    L’archevêque : je crois que je commence à vous comprendre.

    Le visiteur : vous êtes sûr que vous me comprenez monsieur ?!
    L’archevêque : (souriant) oui, oui je crois que je vous comprends.
    Le visiteur : je ne crois pas que ce soit si facile.
    L’archevêque : je sais, je sais…mais dites-moi : est-ce que vous avez déjà essayé ?

    Le visiteur : essayer quoi ?
    L’archevêque : avez-vous essayé de savoir qui vous êtes ?

    Le visiteur : oui, j’ai essayé mais j’ai échoué…j’ai sauté mais je n’ai pas pu regarder en bas.
    L’archevêque : que voulez vous dire, vous dites que vous avez sauté, vous pouvez m’expliquer ?

    Le visiteur : je vous ai déjà dis monsieur que je suis venu ici pour que vous m’aidiez.
    L’archevêque : oui, mais que voulez vous dire par « j’ai sauté sans regarder en bas »

    Le visiteur : la tentative de connaitre qui je suis ressemble à celle de vouloir sauter entre deux terrasses.
    L’archevêque : c’est merveilleux, et quelle est la distance entre les deux ?

    Le visiteur : un peu moins de deux mètres.
    L’archevêque : et la hauteur ?

    Le visiteur : disons trente mètres.
    L’archevêque : alors la tentative n’est pas très difficile.

    Le visiteur : elle n’est pas très facile non plus, monsieur.
    L’archevêque : comment, n’importe quelle personne peut sauter la distance de moins de deux mètres même si la hauteur est de cent mètres.


    Le visiteur : le problème n’est pas de sauter.
    L’archevêque : alors quel est le problème ?

    Le visiteur : le problème est de regarder en bas à la moitié du chemin pour pouvoir voir ce qui se trouve dans le gouffre…
    L’archevêque : le plus difficile est de comprendre le fond de soi-même.

    Le visiteur : ce n’est pas ce que je veux dire.
    L’archevêque : que voulez-vous dire alors ?

    Le visiteur : je veux connaitre mon essence, monsieur.
    L’archevêque : aaaah…c’est ce que vous voulez dire ?!

    Le visiteur : oui, monsieur.
    L’archevêque : vous disiez que vous avez essayé de connaitre ce que vous êtes et qui vous êtes.

    Le visiteur : oui monsieur, j’ai essayé mais j’ai échoué.
    L’archevêque : pouvez-vous me parler un peu de cette épreuve ?

    Le visiteur : vous êtes vraiment à l’écoute ?
    L’archevêque : parfaitement !

    Le visiteur : avez-vous déjà entendu parler de Rome ?
    L’archevêque : oui, oui...qui n’en a pas entendu parler ?

    Le visiteur : avez-vous déjà entendu parler d’Athènes ?
    L’archevêque : bien sûr, bien sûr..

    Le visiteur : je crains que mon ami se soit ennuyé d’attendre.
    L’archevêque : j’ai vraiment oublié..mais pourquoi m’empêchez-vous de l’inviter à entrer ? certes, il tremble de froid.( L’archevêque se précipite vers la porte mais le visiteur l’en empêche).

    Le visiteur : non, non monsieur..je vous en prie..il ne veux pas entrer..moi non plus..je préfère qu’il n’entre pas..
    L’archevêque : comme vous voulez…mais je vous prie de continuer..

    Le visiteur : à Athènes…en 157 avant J-C…dans un quartier, un homme épousa une femme et ils eurent quatre enfants…
    L’archevêque : bien, et quoi ?

    Le visiteur : le troisième enfant.
    L’archevêque : qu’a-t-il ?

    Le visiteur : ce troisième enfant n’est pas moi.
    L’archevêque : sans doute.

    Le visiteur : en Chine, dans une ville située au sud de La Chine, en 55 avant J-C..dans une belle maison monsieur… un homme épousa aussi une femme et ils eurent six enfants.
    L’archevêque : oui, oui.

    Le visiteur : le sixième enfant n’est pas moi, monsieur.
    L’archevêque : sans doute.

    Le visiteur : on dit monsieur que les chinois comptent 130 millions.
    L’archevêque : c’est possible.
    Le visiteur : au 18ème siècle...et pendant l’une des guerres de Napoléon…il y avait un grand nombre de soldats français et il y avait au treizième rang un soldat, il n’était pas au milieu mais proche de l’extrémité… il était le troisième homme du côté gauche. Il avait les cheveux noirs foncés et une mèche blonde près de son oreille, ce soldat, monsieur..
    L’archevêque : bien..

    Le visiteur : ce soldat n’est pas moi.
    L’archevêque : je n’ai pas le moindre doute…

    Le visiteur : on dit que les habitants du monde à cette époque comptaient deux milliards environ.
    L’archevêque : c’est possible…c’est possible.

    Le visiteur : en 1940 après J-C dans un quartier de la ville de Damas, nommé la place, une famille habitait le nord du quartier maria son fils à une fille qui habitait un autre quartier, le couple habitait dans la maison du père, c’est une grande maison et ils eut quatre enfants : deux garçons et deux filles, un garçon, une fille, une fille puis un garçon..le dernier garçon, monsieur..
    L’archevêque : c’est vous ?

    Le visiteur : non monsieur, ce n’est pas moi. Pourriez-vous connaitre le nombre de tous les enfants qui naquirent en 4000 avant J-C ?
    L’archevêque : non, non, je ne sais pas !

    Le visiteur : voudriez-vous que je continue ?
    L’archevêque : oui, continuez !

    Le visiteur : dans la ville de Damas, en 1960 existait un quartier nommé : le quartier des immigrés, dans ce quartier même ma famille habitait...mon père et ma mère ne sont pas syriens, ils ont eu quatre enfants, un garçon, une fille, puis deux garçons.
    L’archevêque : alors vous êtes l’ainé ?

    Le visiteur : non…j’ai oublié, ils étaient en vérité cinq enfants : un garçon, une fille, une fausse couche, enfin deux garçons.
    L’archevêque : (riant aux éclats) bien sûr, vous n’êtes pas la fausse couche !

    Le visiteur : non monsieur, je ne suis pas la fausse couche, ma mère a évacué le fœtus dans les latrines. C’est ce qu’elle m’a dit, je ne suis pas la fausse couche.
    L’archevêque : vous disiez que vous n’êtes pas l’ainé ?

    Le visiteur : oui monsieur.
    L’archevêque : alors vous êtes le deuxième enfant.

    Le visiteur : non monsieur, le deuxième enfant était une fille.
    L’archevêque : alors vous êtes le troisième.

    Le visiteur : je vous ai déjà dis que le troisième enfant était une fausse couche, ma mère l’a évacué dans les latrines.
    L’archevêque : alors vous êtes le quatrième.

    Le visiteur : le quatrième enfant c’est moi, monsieur.
    L’archevêque : alors vous êtes le quatrième enfant? Vous êtes le bienvenu !

    Le visiteur : oui monsieur, je suis le quatrième enfant.
    L’archevêque : donc vous savez qui vous êtes.

    Le visiteur : non monsieur, je suis venu pour que vous m’aidiez à savoir qui je suis.
    L’archevêque : d’après ce que vous avez dis, vous savez qui vous êtes.

    Le visiteur : nous avons sauté monsieur, nous avons sauté sans que vous regardiez en bas.
    L’archevêque : et vous ? Avez-vous regardé en bas.

    Le visiteur : non monsieur, je n’ai pas regardé en bas je suis venu pour que vous m’aidiez à regarder en bas.
    L’archevêque : vous n’avez pas regardé...est-ce que vous avez essayé ?

    Le visiteur : j’ai essayé… j’ai essayé du bout de l’œil.
    L’archevêque : qu’est-ce que vous avez vu ?

    Le visiteur : je n’ai vu que des formes vagues, pas très claires.
    L’archevêque : mais dites moi, quand avons-nous commencé à sauter ?

    Le visiteur : quand je vous ai dis : « ce quatrième enfant. »
    L’archevêque : et quand nous avons fini ?

    Le visiteur : quand je vous ai dis : « c’est moi. »
    L’archevêque : mais c’est un très court instant, mon fils.

    Le visiteur : oui, tout a été achevé dans cet instant même…mais vous n’avez pas regardé en bas. Et je crains que mon ami se soit ennuyé d’attendre.
    L’archevêque : (fait semblant de ne pas entendre son discours à propos de son ami). Dites-moi mon fils, est-ce que vous croyez en Dieu.

    Le visiteur : oui monsieur.
    L’archevêque : vous êtes donc croyant ?

    Le visiteur : j’ai achevé mon voyage vers la foi, c’est un voyage très pénible, mais…
    L’archevêque : mais quoi ?

    Le visiteur : il reste un dernier pas.
    L’archevêque : que voulez-vous dire ?

    Le visiteur : je suis croyant, j’ai achevé mon voyage vers la foi et il reste un dernier pas, le dernier pas monsieur.
    L’archevêque : désirez-vous boire quelque chose ?

    Le visiteur : ah, ah…en vérité…
    L’archevêque : nous ne vous donnerons rien à boire.

    Le visiteur : réessayons de sauter pour la deuxième fois !
    L’archevêque : comme vous voulez.

    Le visiteur : maintenant, nous sommes sur la terrasse.
    L’archevêque : bien.


    Le visiteur : ce quatrième enfant, pourquoi devrait-il être moi ? Il a été donné la vie, comme des milliers et des millions de personnes. Pourquoi devrais-je être ce quatrième enfant ? Nous sommes dans le vide monsieur, regardez vite, regardez vite, regardez en bas, nous sommes arrivés, nous avons atteint l’autre terrasse.
    L’archevêque : et vous, l’avez-vous fait ?

    Le visiteur : avec le bout de l’œil, avec le bout de l’œil.
    L’archevêque : (silence) bien, vous dites avoir achevé votre voyage vers la foi et que vous êtes croyant.

    Le visiteur : il reste un dernier pas.
    L’archevêque : alors vous êtes croyant mais il vous reste un dernier pas.

    Le visiteur : oui monsieur.
    L’archevêque : alors pourquoi ne pas franchir ce pas, ce dernier pas comme vous prétendez.

    Le visiteur : j’ai beaucoup essayé monsieur…Mais mon ami…mon ami qui est dehors…
    L’archevêque : qu’est-ce qu’il a votre ami ?

    Le visiteur : c’est lui qui m’empêche de faire ce dernier pas.
    L’archevêque : parlez-moi un peu de votre ami.

    Le visiteur : je ne peux pas.
    L’archevêque : pourquoi vous ne le pouvez pas ?

    Le visiteur : je ne peux pas parler de lui.
    L’archevêque : mais pourquoi ?!

    Le visiteur : il a une personnalité compliquée, vague…trop compliquée et trop vague.
    L’archevêque : et...vous vous discutez beaucoup ?

    Le visiteur : non, il nous ne nous discutons point, en plus il a un raisonnement fragile, mais il n’a aucun jugement.
    L’archevêque : mais comment vous empêche-t-il de franchir le dernier pas alors qu’il ne possède aucun jugement ?

    Le visiteur : il est doté d’une force énorme, force gigantesque…une force indescriptible !
    L’archevêque : et comment vous a-t-il permis de faire ce long voyage vers la foi ?

    Le visiteur : pendant tout le voyage, il n’a pas intervenu, et il me laissait la liberté de penser... le voyage était difficile et très pénible.
    L’archevêque : donc il n’intervient qu’à la fin, au dernier pas.

    Le visiteur : oui monsieur.
    L’archevêque : je crois que vous êtes venu pour avoir mon aide à franchir le dernier pas.

    Le visiteur : absolument !
    L’archevêque : je ne vais pas trop insister sur le fait que vous me présentiez votre ami, à moins que vous le désiriez.

    Le visiteur : non monsieur, je ne veux pas qu’il entre.
    L’archevêque : désiriez-vous vraiment être croyant ?

    Le visiteur : complètement, mais je vous envie, du fond du cœur monsieur, et je remercie les circonstances qui n’ont pas favorisé que vous connaissiez une personne pareille.
    L’archevêque : (furieux) croyez-vous que si j’ai connu une personne pareille, elle me détournerait de ma foi !

    Le visiteur : je m’excuse monsieur mais je n’ai pas voulu vous énerver !
    L’archevêque : mais le croyez-vous ?
    Le visiteur : je ne suis pas sûr monsieur.
    L’archevêque : (se calme) bien, bien, vous dites avoir un sincère désir d’être croyant, mais de quoi avez-vous peur ?

    Le visiteur : je ne sais pas...mais je sens que je ne suis pas seul.
    L’archevêque : et qui croyez-vous être en votre compagnie.

    Le visiteur : je ne peux pas le définir...il me semble...qu’il ya d’autres êtres invisibles.
    L’archevêque : et cela vous fait peur ?

    Le visiteur : je ne suis pas sûr si ces êtres sont bons ou méchants.
    L’archevêque : ne croyez-vous pas que ce sont des chimères ?

    Le visiteur : je crois que mon ami ait une relation avec ces chimères, si elles le sont vraiment.
    L’archevêque : bon, vous allez rester chez nous dans cette chambre pendant trente jours…je vais vous visiter d’un temps à l’autre et on va vous apporter à boire et à manger dans des heures fixes. Vous devez franchir ce pas.

    Le visiteur : voilà pourquoi je suis venu.
    L’archevêque : vous devez franchir ce pas, s’il ne vous reste qu’un bien que je pense que vous soyez en mi-chemin ou peut-être que vous n’avez pas encore commencé..

    Le visiteur : je vous prie monsieur de me croire, j’ai parcouru tout le chemin vers la foi, celle qui a envahi mon être, mon cœur et ma raison…mais il me reste un seul pas.
    L’archevêque : alors vous devez franchir ce pas.

    Le visiteur : mais croyez-vous qu’une solitude qui durera trente jours m’aidera à franchir ce pas ?
    L’archevêque : je ne crois pas qu’elle soit suffisante, si vous désiriez rester pendant deux ans ou plus..je crois que cela vous aidera à franchir le dernier pas que vous prétendez..


    Le visiteur : dans deux ans ou plus, mon ami….
    L’archevêque : ne me parlez pas de votre ami !

    Le visiteur : je m’excuse monsieur mais je voulais dire..
    L’archevêque : ne parlez plus de votre ami parce que vous allez l’oublier, oui, oui, vous l’oublierez… il sera effacé totalement de votre mémoire.

    Le visiteur : mais il restera vivant même si j’arrive à l’oublier.
    L’archevêque : peu importe s’il reste vivant, il faut que vous l’oubliez, c’est ce qui importe.

    Le visiteur : je ne peux pas l’oublier.
    L’archevêque : (avance vers la fenêtre et regarde en fixant les yeux sur quelque chose) on verra, on verra...voilà une ombre qui bouge dans le noir, c’est votre ami sans doute, mais je n’arrive pas à identifier ni sa forme ni ses traits mais c’est lui certainement.

    Le visiteur : (avance de la fenêtre et regarde fixement) oui, c’est lui monsieur ! oui je peux le reconnaitre par sa manière de marcher même dans le noir..il parait moins grand et moins gros, mais c’est lui..sa forme a un peu diminué…peut-être parce que nous le voyons d’en haut…mais c’est lui…c’est lui sans doute..
    L’archevêque : je ne sais pas pourquoi…j’eus cette idée soudain, l’idée de le tuer, de le poignarder et de l’écraser.

    Le visiteur : vous devez le tuer monsieur..vous devez l’étrangler, le poignarder..vous devez demeurer ARCHEVËQUE..
    L’archevêque : que voulez-vous dire ?

    Le visiteur : puisque vous l’avez vu, vous ne connaitrez jamais la paix, si vous ne mettiez pas fin à sa vie, il troublera la vôtre et peut-être vous obligera-t-il à quitter le couvent…tuez-le monsieur..vous devez le tuer pour votre bien et pour le mien.
    L’archevêque : il faut le tuer, il faut le tuer, maintenant..à cet instant même.

    Le visiteur : ne perdez pas votre temps.
    L’archevêque : voulez-vous vraiment que je le tue ?

    Le visiteur : oui, oui, comme ça je pourrai avoir une vie pareille à la vôtre, la sérénité envahira mon être pour le reste de mes jours, j’appartiendrai à votre communauté et je ne serai différent de vous en quoi que ce soit.
    L’archevêque : alors prêtez-moi secours !

    Le visiteur : je ne peux pas, croyez-moi, si j’aurais pu je l’aurais fait depuis longtemps.
    L’archevêque : je vais descendre tout seul, je le tuerai, je le tuerai..à cet instant même. (il sort…)
    Fin du premier acte
    Rideau
    Le deuxième et dernier acte

    La scène est éclairée, le jeune visiteur attend. Il se frotte furieusement les mains. L’archevêque entre, il porte un cadavre sur les épaules et le jette par terre tandis qu’une tempête souffle dehors.


    L’archevêque : n’est-ce pas votre ami, ouvrez bien les yeux..n’est-ce pas votre ami ?
    Le visiteur : ( il s’approche du cadavre et l’examine minutieusement) ses traits ont changé, monsieur…ils sont vagues, incompréhensibles, sa forme a rétréci, il était plus grand, plus gros mais c’est certainement lui, je peux le distinguer parmi des milliers…c’est lui.

    L’archevêque : je l’ai étouffé de mes propres mains, ce n’est qu’un cadavre.(il rit aux éclats)

    Le visiteur : ( s’approche de nouveau du cadavre et regarde fixement) mais ce n’est pas un cadavre, sa poitrine s’élève et s’abaisse, il respire…
    L’archevêque : ( lève la main du cadavre et prend le pouls) il n’ya aucune pulsation, c’est un cadavre, il est mort, je l’ai tué avec mes propres mains..il est mort..

    Le visiteur : ( prend le pouls et lève la tête vers l’archevêque) mais son pouls est régulier..
    L’archevêque : je vous ai dit l’avoir tué, regardez les traces de mes ongles sur son cou..

    Le visiteur : il n’y a aucune trace, regardez-le bien, il sourit, il sourit..
    L’archevêque : (furieux) ou vous avouez qu’il est mort ou vous quittez le couvent à l’instant même.

    Le visiteur : comme vous voulez monsieur, je vais quitter le couvent.
    L’archevêque : mais vous allez porter votre ami et le jeter dans la rivière.

    Le visiteur : je ne crois pas qu’il veut quitter le couvent en ce moment.
    L’archevêque : alors, vous vous êtes libéré de son amitié ?
    Le visiteur : non monsieur.
    L’archevêque : comment ! vous allez partir et puisqu’il va rester, vous allez partir seul et peut-être que vous pourriez franchir le dernier pas vers la foi.

    Le visiteur : non monsieur, puisqu’il attend encore en dehors du couvent.
    L’archevêque : alors qui est celui là ?

    Le visiteur : c’est lui monsieur.
    L’archevêque : je ne comprends pas.

    Le visiteur : je m’excuse monsieur (il s’apprête à partir) je vais partir..
    L’archevêque : (d’un ton aigu) arrêtez-vous, arrêtez-vous, écoutez, écoutez..(il se calme) écoutez mon fils, je suis sûr, je suis sûr que c’est un cadavre et je vais l’enterrer moi-même ici, dans le jardin du couvent.

    Le visiteur : il quittera sa tombe, monsieur.
    L’archevêque : alors je vais le brûler, je vais brûler le cadavre. (il avance, porte le cadavre et sort tandis que le visiteur le regarde par la fenêtre). ( rythmes étranges, bruits de vent et d’orages et la voix de l’archevêque pénètre par l’extérieur) regardez, n’est-ce pas du bois ?

    Le visiteur : c’est du bois, monsieur.
    L’archevêque : c’est de l’essence ?

    Le visiteur : oui, je suis sûr monsieur, c’est de l’essence
    L’archevêque : et votre ami, où est-il maintenant ?

    Le visiteur : étalé sur les bûches.
    L’archevêque : que vais-je faire maintenant ?


    Le visiteur : vous allumez le feu.
    L’archevêque : que se passe-t-il à votre ami ?

    Le visiteur : je crois qu’il commence à brûler, il commence à brûler monsieur, il brûle..(silence) ( on entend le feu dévorant la bûche) (le visiteur s’effarouche et s’éloigne de la fenêtre effrayé) (obscurité partielle. lumière, un moment passé)..
    .
    L’archevêque : regardez, regardez, n’est-ce pas de la cendre ?

    Le visiteur : c’est de la terre…
    L’archevêque : et votre ami, où est-il ?

    Le visiteur : ( il fait signe par la fenêtre) le voilà monsieur..
    L’archevêque : le voyez-vous ?

    Le visiteur : oui, c’est lui, il n’a pas changé, il n’a pas brûlé..
    L’archevêque : (il crie) alors quittez ce couvent maintenant.

    Le visiteur : oui, je pars monsieur (il s’apprête à sortir)
    L’archevêque : attendez, attendez..

    Le visiteur : j’attends monsieur…
    (rythmes forts, bruit de vent, l’archevêque entre)

    L’archevêque : je suis sûr monsieur, qu’il a brûlé, je suis sûr, entendez-vous? Il a brûlé, je suis sûr.

    Le visiteur : il vaut mieux que vous soyez sûr, cela procure sérénité et paix, monsieur..
    L’archevêque : je peux comprendre que vous ne l’êtes pas ?

    Le visiteur : vous m’embarrassez monsieur.(silence) (musique)
    L’archevêque : voudriez-vous encore franchir le dernier pas vers la foi ?

    Le visiteur : absolument monsieur..
    L’archevêque : et..Voudriez-vous vraiment rester chez nous ?

    Le visiteur : absolument..je suis venu pour cela.
    L’archevêque : bien, je vais vous montrer votre chambre, là où vous resterez seul pendant un mois après lequel vous vivrez comme nous et vous prierez à notre manière. Dans un an ou deux ou plus vous verrez que vous avez franchi le pas vers la foi.

    Le visiteur : mais pourriez-vous me dire comment vous avez franchi, vous, ce dernier pas monsieur ?
    L’archevêque : en ce qui me concerne, il n’y avait ni premier ni dernier pas..pendant que je parcourais les rues de la ville..peut-être à l’âge de vingt-deux ans..à un instant précis, je me suis arrêté au milieu de la rue et je me suis interrogé : « mais qu’est-ce que je fais de ma vie et va-t-elle se poursuivre de la sorte ?» c’est comme ça que j’ai pris le chemin du couvent.

    Le visiteur : pourriez-vous me parler de ce moment très dense, ce moment extrême, celui de la foi dans son apogée ?
    L’archevêque : puisque vous ne l’avez pas expérimentée..il m’est impossible de vous la décrire…il m’est impossible de l’exprimer..mais on peut dire que c’est l’extase qui vous envahit tout le long de votre vie..on peut dire que c’est une joie céleste, un bonheur que les humains ne connaissent point..on peut dire que c’est le rayonnement intérieur qui remplit toute votre existence et vous secoue.

    Le visiteur : vous ne sentez pas à ce moment l’unité de l’univers ? que tout est beau, magnifique et tolérable ? vous ne sentez pas à ce moment la beauté du mal ? Que tous les maux, les désastres, les guerres, tuer des innocents, sont des choses auxquelles on ne doit s’opposer ? Vous n’arrivez pas à concevoir le bien absolu et le mal absolu, vous ne sentez pas que la raison ne doit nullement intervenir, vous ne sentez pas à ce moment que vous êtes DIEU…je m’excuse, je m’excuse monsieur, je ne veux pas dire cela, je veux dire…vous ne sentez pas à ce moment l’union avec Dieu ?
    L’archevêque : (étonné, douteux) avez-vous expérimenté ce moment ?!

    Le visiteur : oui, monsieur.
    L’archevêque : mais vous dites que vous n’avez pas encore franchi le dernier pas !

    Le visiteur : oui monsieur, je ne l’ai pas encore franchi, c’est pour cela que je suis venu, pour que vous m’aidiez.
    L’archevêque : mais ce moment de l’union avec Dieu, n’est connu que par les saints et les ascètes !
    Le visiteur : êtes-vous sûr monsieur que ce ne soit pas une fausse union ?
    L’archevêque : une fausse union ! alors comment se fait une véritable union ?

    Le visiteur : c’est ce que je vais savoir après avoir franchi le dernier pas.
    L’archevêque : et pourquoi ne pas le franchir ?

    Le visiteur : je vous ai dit que mon ami m’en empêche.
    L’archevêque : alors vous ne le franchirez jamais, et ne rêvez pas de le franchir un jour.

    Le visiteur : vous me désespérez !
    L’archevêque : (soudain) c’est le diable ! C’est le diable ! Oui, oui, je le connais maintenant, je le connais maintenant..le diable..

    Le visiteur : je ne crois que ce soit le diable.
    L’archevêque : vous avez la preuve de ce que vous dites ?

    Le visiteur : oui.
    L’archevêque : laquelle ?

    Le visiteur : j’ai la forte intuition que mon ami cessera de me résister, il cessera enfin de me résister.
    L’archevêque : vous croyez qu’il va perdre ses forces ?

    Le visiteur : non monsieur, il gardera toutes ses forces...mais il cessera de me résister...par contre, il me prendra par la main et m’aidera à franchir le dernier pas…oui, il doit partager avec moi ce sentiment, celui de l’union avec Dieu…nous devons nous unir, nous devons collaborer ensemble, la véritable union avec Dieu, c’est notre union tous les deux et le partage de ce moment, voilà la véritable union avec Dieu.
    L’archevêque : et..vous êtes sûr que votre ami cèdera à son ancien avis ?


    Le visiteur : cet avis n’est pas ancien, monsieur.
    L’archevêque : je veux dire son présent avis.

    Le visiteur : je ne suis pas sûr.
    L’archevêque : alors qu’allez-vous faire ?

    Le visiteur : je vais quitter le couvent.
    L’archevêque : quand ?

    Le visiteur : dans un an peut-être, je ne sais pas, mais je ne vais pas rester ici.
    L’archevêque : et que ferez-vous après ?

    Le visiteur : je ne sais pas, je ne peux pas me suicider.
    L’archevêque : alors que ferez-vous donc ?

    Le visiteur : je vais chercher une femme qui m’aime et que j’aime…et nous essayerons d’avoir des enfants.
    L’archevêque : est-ce la solution ?

    Le visiteur : je ne peux pas me suicider, monsieur.
    L’archevêque : et s’il s’avère que ce n’est pas la bonne solution.

    Le visiteur : je retournerai au couvent peut-être..
    L’archevêque : à ce même couvent ?

    Le visiteur : non, monsieur.
    L’archevêque : lequel alors ?

    Le visiteur : je ne sais pas.
    L’archevêque : et si votre ami ne cessera de vous résister ?

    Le visiteur : je quitterai le couvent dans tous les cas ?
    L’archevêque : et après ?

    Le visiteur : j’irai d’un temple à l’autre, du couvent à la mosquée…
    L’archevêque : et après ?

    Le visiteur : je ne suis pas éternel, monsieur…
    Je ne suis pas éternel.
    أن تهدي شخصا وردة في حياته، أفضل ألف مرّة من أن تضع باقة على قبره
  • يحيى الحباشنة
    أديب وكاتب
    • 18-11-2007
    • 1061

    #2
    الأديبة الرائعة كوثر خليل .

    اجد نفسي حبيس مكارمك ؛ التي تسبغينها علي ، وأشكركِ من أعماق القلب على هذا الجهد الكبير المبذول ، وأعتبر هذا الجهد الكبير ، باكورة تعاون مثمر بيننا على المدى الطويل بإذن الله .

    لكِ كل التقدير والاحترام
    التعديل الأخير تم بواسطة يحيى الحباشنة; الساعة 30-08-2009, 07:07.
    شيئان في الدنيا
    يستحقان الدموع ، والنزاعات الكبيرة :
    وطن حنون
    وامرأة رائعة
    أما بقية المنازاعات الأخرى ،
    فهي من إختصاص الديكة
    (رسول حمزاتوف)
    استراحة عشرة دقائق مع هذا الرابط المهم جدا.. جدا !!!!!
    http://www.almolltaqa.com/vb/showthr...d=1#post264869
    ولنا عودة حتى ذلك الحين استودعكم الله




    http://www.almolltaqa.com/vb/showthr...149#post249149

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    • كوثر خليل
      أديبة وكاتبة
      • 25-05-2009
      • 555

      #3
      الأستاذ يحيى الحباشنه مسرحية زائر الدير مهمة جدا و أرجو أن تضع لها الرابط هنا ليتمكن الاخوة الكرام من الاطلاع عليها و ايلائها حظها لأنها على درجة من الأهمية.
      أن تهدي شخصا وردة في حياته، أفضل ألف مرّة من أن تضع باقة على قبره

      تعليق

      • يحيى الحباشنة
        أديب وكاتب
        • 18-11-2007
        • 1061

        #4
        المشاركة الأصلية بواسطة كوثر خليل مشاهدة المشاركة
        الأستاذ يحيى الحباشنه مسرحية زائر الدير مهمة جدا و أرجو أن تضع لها الرابط هنا ليتمكن الاخوة الكرام من الاطلاع عليها و ايلائها حظها لأنها على درجة من الأهمية.
        [frame="1 98"]
        الأديبة المبدعة والرائعة كوثر خليل

        يسرني جدا أن أضع بين أيديكم رابط المسرحية "زائر الدير " وأجدني لا أكتفي عن شكركِ وكل هذا الجهد الكبير المبذول ، والاهتمام الذي يجعلني أشعر بالسعادة ، والتوجه نحو العمل الإبداعي بكل رغبة .

        هذا هو رابط المسرحية :

        زائر الدير هذه المسرحية قدمت على مسارح عمان بدعم من أمانة عمان ووزارة الثقافة الأردنية، ولن نبخل في عرضها على الزملاء الأعزاء المسرحية فكرة وقصة شيخي ومعلمي المرحوم عطية رحمه الله إعداد مسرحي : يحيى الحباشنة ديكور : أحمد فياض الجبارين ملابس : ديما محمود التأليف الموسيقي : محمود شمايلة الإضاءة والصوت : أحمد العزب


        لكِ مني عظيم المحبة والتقدير والاحترام .[/frame]
        شيئان في الدنيا
        يستحقان الدموع ، والنزاعات الكبيرة :
        وطن حنون
        وامرأة رائعة
        أما بقية المنازاعات الأخرى ،
        فهي من إختصاص الديكة
        (رسول حمزاتوف)
        استراحة عشرة دقائق مع هذا الرابط المهم جدا.. جدا !!!!!
        http://www.almolltaqa.com/vb/showthr...d=1#post264869
        ولنا عودة حتى ذلك الحين استودعكم الله




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        • يحيى الحباشنة
          أديب وكاتب
          • 18-11-2007
          • 1061

          #5
          المشاركة الأصلية بواسطة كوثر خليل مشاهدة المشاركة
          الأستاذ يحيى الحباشنه مسرحية زائر الدير مهمة جدا و أرجو أن تضع لها الرابط هنا ليتمكن الاخوة الكرام من الاطلاع عليها و ايلائها حظها لأنها على درجة من الأهمية.
          الأديبة المبدعة كوثر خليل

          أود أن أستعلم عن إمكانية طباعة المسرحية في كتاب ، في اللغة الفرنسية والعربية معا ..!!
          ما رأيك في ذلك وما هي اقتراحاتك
          دمتِ ودام قلمك
          شيئان في الدنيا
          يستحقان الدموع ، والنزاعات الكبيرة :
          وطن حنون
          وامرأة رائعة
          أما بقية المنازاعات الأخرى ،
          فهي من إختصاص الديكة
          (رسول حمزاتوف)
          استراحة عشرة دقائق مع هذا الرابط المهم جدا.. جدا !!!!!
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          • كوثر خليل
            أديبة وكاتبة
            • 25-05-2009
            • 555

            #6
            المشاركة الأصلية بواسطة يحيى الحباشنة مشاهدة المشاركة
            الأديبة المبدعة كوثر خليل

            أود أن أستعلم عن إمكانية طباعة المسرحية في كتاب ، في اللغة الفرنسية والعربية معا ..!!
            ما رأيك في ذلك وما هي اقتراحاتك
            دمتِ ودام قلمك

            الأستاذ يحيى الحباشنه
            أنا لا امانع ابدا و إن كنت أفضّل ان نجمّع اربع ا و خمس مسرحيات مترجمة من انتاجك تمثل هذه المسرحيات طرْقا لمواضيع مختلفة اقوم انا بترجمتها حسب الاختيار و هكذا تكون الفائدة اشمل لان مسرحية واحدة غير كافية و لك النظر,
            مع التقدير
            أن تهدي شخصا وردة في حياته، أفضل ألف مرّة من أن تضع باقة على قبره

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            • يحيى الحباشنة
              أديب وكاتب
              • 18-11-2007
              • 1061

              #7
              الزميلة الرائعة والأديبة المبدعة كوثر

              أسعد الله أوقاتك بكل خير ...

              سوف أرسل لكِ روابط المسرحيات ،.

              لك مني جزيل الشكر والامتنان .

              دمتِ بخير
              شيئان في الدنيا
              يستحقان الدموع ، والنزاعات الكبيرة :
              وطن حنون
              وامرأة رائعة
              أما بقية المنازاعات الأخرى ،
              فهي من إختصاص الديكة
              (رسول حمزاتوف)
              استراحة عشرة دقائق مع هذا الرابط المهم جدا.. جدا !!!!!
              http://www.almolltaqa.com/vb/showthr...d=1#post264869
              ولنا عودة حتى ذلك الحين استودعكم الله




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              • زحل بن شمسين
                محظور
                • 07-05-2009
                • 2139

                #8
                رد: مسرحية "زائر الدير" للأستاذ يحيى حباشنة:ترجمة كوثر خليل

                بوركت يا كوثر
                عيد فطر مبارك


                الاخ يحيى الحباشنة يستاهل كل خير

                وكل عام وانتم الخير واهله...

                اخوكم زحل بن شمسين

                تعليق

                • يحيى الحباشنة
                  أديب وكاتب
                  • 18-11-2007
                  • 1061

                  #9
                  رد: مسرحية "زائر الدير" للأستاذ يحيى حباشنة:ترجمة كوثر خليل

                  المشاركة الأصلية بواسطة زحل بن شمسين مشاهدة المشاركة
                  بوركت يا كوثر

                  عيد فطر مبارك


                  الاخ يحيى الحباشنة يستاهل كل خير

                  وكل عام وانتم الخير واهله...


                  اخوكم زحل بن شمسين

                  كل عام ,انت بألف خير أيها المناضل الشرس

                  لك ولكل البواسل والماجدات في أرض الرافدين اجمل التبريكات وكل عام وانتم جميعا بخير .
                  شيئان في الدنيا
                  يستحقان الدموع ، والنزاعات الكبيرة :
                  وطن حنون
                  وامرأة رائعة
                  أما بقية المنازاعات الأخرى ،
                  فهي من إختصاص الديكة
                  (رسول حمزاتوف)
                  استراحة عشرة دقائق مع هذا الرابط المهم جدا.. جدا !!!!!
                  http://www.almolltaqa.com/vb/showthr...d=1#post264869
                  ولنا عودة حتى ذلك الحين استودعكم الله




                  http://www.almolltaqa.com/vb/showthr...149#post249149

                  تعليق

                  • كوثر خليل
                    أديبة وكاتبة
                    • 25-05-2009
                    • 555

                    #10
                    رد: مسرحية "زائر الدير" للأستاذ يحيى حباشنة:ترجمة كوثر خليل

                    عيد فطر مبارك لك أستاذ زحل و للأستاذ يحيى و لكل المسلمين.
                    أن تهدي شخصا وردة في حياته، أفضل ألف مرّة من أن تضع باقة على قبره

                    تعليق

                    • محمد السنوسى الغزالى
                      عضو الملتقى
                      • 24-03-2008
                      • 434

                      #11
                      رد: مسرحية "زائر الدير" للأستاذ يحيى حباشنة:ترجمة كوثر خليل

                      [align=center]
                      بوركت جهودك الثقافية الواضحة وكل عام وانت بخير يا كوثر
                      [/align]
                      [B][CENTER][SIZE="4"][COLOR="Red"]تــــــــــــــــــدويناتــــــــــــــــــــي[/COLOR][/SIZE][/CENTER][/B]
                      [URL="http://mohagazali.blogspot.com/"]http://mohagazali.blogspot.com/[/URL]

                      [URL="http://shafh.maktoobblog.com/"]http://shafh.maktoobblog.com/[/URL]
                      [BIMG]http://i222.photobucket.com/albums/dd312/lintalin/palestine-1.gif[/BIMG]

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                      • كوثر خليل
                        أديبة وكاتبة
                        • 25-05-2009
                        • 555

                        #12
                        رد: مسرحية "زائر الدير" للأستاذ يحيى حباشنة:ترجمة كوثر خليل

                        شكرا لك استاذ محمد الغزالي و تنعاد عليك الأعوام بكل خير و صحة و سعادة.
                        أن تهدي شخصا وردة في حياته، أفضل ألف مرّة من أن تضع باقة على قبره

                        تعليق

                        • يحيى الحباشنة
                          أديب وكاتب
                          • 18-11-2007
                          • 1061

                          #13
                          رد: مسرحية "زائر الدير" للأستاذ يحيى حباشنة:ترجمة كوثر خليل

                          [frame="1 98"]

                          العزيزة المبدعة كوثر خليل
                          اسعد الله أوقاتك بكل خير ..
                          اقدم لكِ المسرحية الثانية وهي بعنوان :
                          ( الطرق يشتد على الباب )
                          هذهالمسرحية هي من أفكار الراحل (نبيل عطية ) إعداد وإخراج مسرحي:يحيى الحباشنة

                          الفصل الأول

                          تمثل خشبة المسرح غرفة كبيرة علق على جدرانها رسومغريبة ومخيفة، ويوجد على اليسار طاولة غير عادية.
                          طاولة طويلة وضيقة وقد غطيتبجلال من القماش تلامس الأرض ،وضع على الطاولة تمثال غريب يعبر عن شعار لمؤسسةغريبة أو جمعية غريبة ، وخلف الطاولة يوجد كرسي ذو ظهر غريب الشكل ، على يمينالمسرح يوجد فسحة صغيرة مرتفعة قليلا تصلح لأن تجري فوقها رقصة تعبيرية .
                          يوجدثلاثة أو أربعة مقاعد موزعة بطريقة متلائمة... الجو العام في الغرفة كما يوجد طاولةصغيرة بجوار أحد المقاعد .

                          يضاء المسرح كاملا ، بحيث تظهر الرسوم الغريبةوالمخيفة والطاولة والكرسي غريب الشكل والذي يكون على شكل جمجمة .
                          يدخل رجل منباب في أقصى اليسار ويبدو أن بصحبته رجل آخر لم يدخل بعد .

                          الرجل : بلهجة خالية من أيانفعال أو شعور ) .... تفضل ...تفضل .

                          (
                          يدخل الشخص الذي في الخارج وينظر فيأرجاء الغرفة ويبدو عليه رباطة الجأش ومتانة الأعصاب )

                          الرجل: (وهو يشير إلىالمقعد بجوار الطاولة الصغيرة ) ...تفضل اجلس ... تفضل
                          (
                          يجلس الشخص القادم (فارس مسعود ) وهو ما يزال يتلفت في أرجاء الغرفة، في حين يتجه الرجل نحو رف قريبوينتزع ورقة ويأخذ قلما ويعود ويجلس بقرب الشخص القادم ويضع الورقة على الطاولةالصغيرة )

                          الرجل: سوف أسألك وأسجل عنك بعض المعلومات، لكي تعرض على الرئيسقبل الامتحان...اسمك لو سمحت ..؟

                          فارس : اسمي فارس ...فارس مسعود
                          الرجل: حسنا..بالمناسبة... نحن لا نسأل طالب الانتساب كيف وصل إلينا .... عملك ..؟

                          فارس: مخرج.... مخرج تلفزيوني .
                          الرجل : وأين درست ..؟
                          فارس :في مصرسنة 1977
                          الرجل :عمرك ..؟
                          فارس :32 سنة
                          الرجل : أعتقد أن هذا يكفي .....آه عفوا ....لكن لماذا ترغب في الانضمام إلينا ..؟ هل هناك غاية ما ..؟
                          فارس : لا أبدا ... ولكنني سمعت أن جمعيتكم في منتهى الغرابة ...وإنني أعشق كلما هو غريب .
                          الرجل : ولكنك ربما لا تعرف أن رجالا جبابرة ورجالا عباقرة لميتمكنوا من اجتياز الامتحان لدينا .
                          فارس :سوف نجرب (يضحك ) سنجرب .
                          الرجل : سوف يحضر الرئيس بعد عشر دقائق أو أكثر قليلا ...أتمنى لك النجاح والتوفيق .(يخرجالرجل )

                          >>
                          تسمع قهقهة مكظومة وخافتة جدا ، ولكنها ذات جرس شيطانيساخر وتهكمي ..ثم فترة صمت قصيرة ثم قهقهة أخرى ..ثم فترة صمت ثم قهقهة ..ثم قهقهةمتواصلة شيطانية ومرعبة .... أثناء ذلك يكون فارس مسعود يستمع ويبتسم ولا تخيفه مثلهذه القهقهة ..ثم يدخل رجل معتدل القامة عريض الكتفين في الأربعين من العمر له شكلغريب يشبه رجال الفضاء حسب رؤية الخيال العلمي ، ويجلس خلف مكتبه دون أن يلتفت إلىفارس مسعود ، أو يعيره أي اهتمام ..ويخيم الصمت للحظات ... ثم يفتح احد الأدراجويخرج سيجارا غليظا يضعه في فمه ..ثم يخرج ولاعة لكنه لا يشعل السيجار على الفور ..بل يلعب بالولاعة قليلا بأنامل يده اليمنى وهو يحدق بفارس مسعود ، ثم ينقل بصرهبأسفل الباب ثم يعود ببصره إلى فارس مسعود وهكذا ويشعل السيجار ..ويسحب نفسا ثميقول لفارس .<<

                          الرئيس : أظنك عرفت من أنا ..؟

                          فارس : نعم أظنذلك ... أنت الرئيس بدون شك .

                          الرئيس:بدون شك.؟ لماذا بدون شك ..؟ ...هل أنتواثق أنني الرئيس ..؟ هل أنت متأكد ..؟.

                          فارس :لا ... لست واثقا ولست متأكدا ..أريد أن أقول على الأغلب أنت الرئيس.
                          هذا ما يؤكده تسلسل الوقائع الغريبة التيمررت فيها منذ مجيئي إلى هنا .

                          الرئيس :حسنا ..إنني الرئيس ..أناالرئيس.

                          (
                          يسحب نفسا من سيجاره ثم فترة صمت ثم يدخل الرجل الأول الذي دخل فيبداية المسرحية وبيده قناع من قماش اسود ويتوجه الى فارس مسعود ويهم بادخال القناعفي رأسه )).

                          الرجل : هل تسمح ..؟
                          فارس : آ ..لا مانع إذا كانت هذهالعادة عندكم .

                          (
                          يدخل الرجل القناع في رأس فارس مسعود ويخرج )

                          الرئيس: تعودنا أن نخضع شخصين في آن واحد للامتحان .
                          فارس : كما تريد .

                          (
                          يطرق الرئيس على الطاولة قبل أن ينتهي فارس من الكلام ويدخل شخص مقنع منالخارج )

                          الرئيس : ( للقادم الجديد المقنع ) .... تفضل اجلس ... ( ويشير إلىمقعد بجوار فارس مسعود ) " فترة صمت ثم يوجه حديثه للقادم الجديد " .... أنت .. مااسمك ..؟
                          القادم : اسمي ..فارس مسعود

                          (
                          يلتفت فارس مسعود بدهشة إلىالقادم الجديد ..ثم يضحك بصوت مرتفع )
                          الرئيس : لماذا تضحك ..؟
                          فارس : لأنني ..ههههه.. هههه ..لأنني ..أنا ..أنا ايضا فارس مسعود ...هه .
                          الرئيس :وهل هذايضحك ..؟
                          فارس : إنني آسف آسف .
                          الرئيس: ( الرئيس للقادم الجديد) ... عمرك ..؟
                          القادم : 32 سنه
                          (
                          يضحك فارس مسعود بصوت عال ثم يستدرك ويتوقف عن الضحك )
                          فارس : آسف ..آسف ..لكني أنا ايضا عمري 32 سنة .
                          الرئيس : ( يتجاهل فارسمسعود ويواصل سؤاله للقادم الجديد ) ...عملك ..؟
                          القادم : مخرج
                          الرئيس : أين درست ..؟
                          القادم : في مصر سنة 1977

                          (
                          فارس يضحك يصوت عال )
                          الرئيس : أنت ما الذي يضحكك ..؟
                          فارس : اشهد لكم بالبراعة الفائقة ..إنكمتعرفون تاريخ حياتي ..لكني استغرب حقا ..إن صوته يشبه صوتي .. كما أن طوله وعرضكتفيه مطابق لطولي وعرض كتفي .
                          الرئيس : ( يلتفت إلى القادم الجديد ولا يباليبفارس مسعود ) ...قل لنا أنت ... لماذا تريد الانتماء إلينا ؟
                          القادم : لم أعدأحتمل الانتماء إلى أهلي وعشيرتي ... وها أنا الجأ إليكم ...كما أن جمعيتكم غريبة ..وأنا أعشق كل شيء غريب وهذا ما دفعني للمجيء.

                          (
                          يضحك فارس مسعود بصوت عال )

                          الرئيس : أنت تضحك ثانية ..!!
                          فارس : لأنني .. أنا ايضا جئت للسبب نفسه
                          الرئيس : (للقادم ) هل تشكو من مرضا عضويا ..؟
                          القادم : نعم
                          الرئيس : تشوها في الوجه أو الجسم ..؟
                          القادم : إذا كنت تعتبر إصبعا إضافيا في قدمياليسرى تشوها ... فان لدي تشوه.
                          (
                          فارس مسعود يلتفت بدهشة إلى القادم ويبدو عليهالاهتمام )
                          فارس : هل قلت إصبعا إضافيا في قدمك اليسرى ..؟
                          القادم : آ ..آنعم
                          فارس : هل استطيع أن أراها ..؟
                          الرئيس : سوف تراها فيما بعد .
                          فارس : هههههه ..هل سأراها حقا ..؟ ( يضحك ) .

                          (
                          الرئيس يسحب نفسا من سيجاره ..فترة صمت ..ثم يوجه حديثه للقادم )

                          الرئيس : أصغ إلي أنت ...سوف أسألكبعض الأسئلة ... وسوف تجيبني بمنتهى الصدق ..هل أنت مستعد..؟
                          القادم : إنني مصغ
                          الرئيس : لديك سيارة ... أليس كذلك ..؟
                          القادم : نعم يا سيدي
                          الرئيس : لو أنك دهست طفلا بسيارتك في احد الأحياء القديمة .. ماذا تفعل ..؟ هل تهرب ..؟ أمتنزل من السيارة لكي تنقذ الطفل ... أم ماذا تفعل ..؟ أجب بصدف مطلق .
                          القادم : ( بعد فترة صمت ) ...صدقني لا أعرف ماذا أفعل ... لم يحصل معي من قبل أن دهست طفلا .
                          الرئيس : انك لا تعرف ماذا تفعل إذن ..؟
                          القادم : لا يا سيدي ... لا أعرفماذا افعل .
                          الرئيس : ( إلى فارس مسعود ) .... وأنت ... ماذا تفعل ..؟
                          فارس : في الحقيقة .. أنا ايضا لا أعرف ..كما قال تماما ... كما أنني لم أدهس طفلا منقبل
                          الرئيس : ( للقادم ) ... هل تتخيل في بعض الأحيان أن مثل هذه الحادثة ..قدوقعت معك فعلا ..؟
                          القادم : نعم يا سيدي أتخيل ... لكني لم أتخيل مطلقا ما الذيفعلته مع الطفل .
                          الرئيس : (للقادم ) ... هل تحب قيادة السيارة ..؟
                          القادم : من أكثر الأشياء التي أكرهها وامقتها قيادة السيارات .
                          الرئيس : ( لفارس مسعود ) ... وأنت ..؟
                          فارس : ( وهو تحت تأثير الصدمة مما يسمعه ) ..... كما قال تماما ..قما قال تماما ... هههههه هههههه ..... ههه ههه (يضحك بصوت عال )
                          الرئيس : هلوالدك على قيد الحياة ..؟
                          القادم : لا يا سيدي
                          الرئيس متى مات ..؟
                          القادم : سنة 1969
                          الرئيس : هل تأثرت وحزنت كثيرا لوفاته ..؟
                          القادم : آ... لا ... إنني لم أبك ...وإن كنت حاولت البكاء .
                          الرئيس : هل تأثرت وحزنتلوفاته ..؟ أجب بكل صدق .
                          القادم : في الحقيقة كان يجب أن أتأثر
                          الرئيس : إذا لم تكن متأثرا حقيقة وفعلا ..؟
                          القادم : الآن فقط أستطيع .. هنا ... في هذهاللحظة فقط ..أستطيع أن أقول أنني لم أتأثر تأثرا شديدا .. يل في الحقيقة لم أتأثرمطلقا .
                          الرئيس : ( لفارس مسعود ) .... وأنت هل والدك على قيد الحياة ..؟
                          فارس : ( بلهجة تنم عن تزايد الغضب والقلق والشك ) ... لا داعي لأن أقول شيئا ... لا داعي .. كل ما قاله هذا المحترم ..مطابق تماما .. مطابق كل التطابق ... لكنني يجب أن أرى قدمه اليسرى ...( يلتفت إلى القادم ) ..لو سمحت ..أريد أن أرىالإصبع السادسة ..يجب أن أرى الإصبع السادة .
                          الرئيس : أيها السيد ..قلت لك سوفتراها فيما بعد ..( يوجه سؤاله للقادم ) .. قل لي إذن ما الذي جعلك تعتقد أنك لمتتأثر لوفاة والدك ..؟
                          القادم : الأحلام يا سيدي .. الأحلام المتلاحقة التي كنتأراها لفترة طويلة بعد وفاة والدي .. ثم ... أنني لم أفعل ما يفعله الناس عادة ..عندما يفقدون شخصا عزيزا .
                          الرئيس : أي نوع من الأحلام كنت ترى في منامك ..؟هلا حدثتنا قليلا ..؟
                          القادم : بعد وفاته مباشرة ... ولفترة طويلة كنت أرى نفسيفي الحلم هاربا ..وكان هو يجري خلفي .. أحيانا كنت أطير طيرانا ..كانت القفزةالواحدة تتجاوز العشرين مترا ..وكنت أحس أنه دائما خلفي مباشرة ..وهكذا .

                          (
                          فارس بانفعال وغضب يهب واقفا ويصرخ )

                          فارس : إنني لم أخبر أحدا .. لم أخبرأحدا ( يهجم على القادم ويمسك قدمه اليسرى يحاول أن يفك حذائه ) ... كيف عرفت كيفعرفت ... كيف عرفتم كل هذه التفاصيل ..؟ لم أخبر أحدا .. دعني أرى قدمك اليسرى ... دعني أرى الإصبع الإضافية .
                          (
                          يتقدم الرئيس من فارس ويبعده عن القادم بقوة )
                          الرئيس : اهدأ قليلا .. وأرجو أن تجلس .. سوف ترى قدمه اليسرى فيما بعد .. الاإذا كنت تود الانسحاب والمغادرة .
                          فارس : ( بتحد ) كلا .. لن أنسحب ولن أغادر ..إنني باق .

                          (
                          يعود الرئيس إلى مكتبه ويواصل سؤال القادم )
                          الرئيس : ولآن أخبرني .. هل والدتك على قيد الحياة ..؟
                          القادم : نعم
                          الرئيس : هل هيطاعنة في السن ..؟
                          القادم : كلا يا سيدي إنها تبدو في الثلاثين من عمرها .
                          الرئيس : هل تزوجت ..؟
                          القادم : أبدا
                          الرئيس : ألم يتقدم لها أحد ..؟
                          القادم : بل تقدم كثيرون
                          الرئيس : هل رفضتهم ..؟
                          القادم : نعم يا سيدي.. رفضتهم جميعا
                          الرئيس : ( يسحب نفسا جديدا ) .. قلت قبل قليل أنك لا تشو منأي مرض عضوي ما عدا تشوه في قدمك اليسرى ... ولكن هل تعاني من مرض نفسي مثلا ..؟
                          القادم : في الحقيقة عانيت من مرض نفسي خطير قبل أربعة سنوات .
                          الرئيس : والآن ..؟
                          القادم : أعتقد أني قد تخلصت منه ... لكن ليس تماما .
                          الرئيس : هلراجعت أطباء نفسانيين .؟
                          القادم : نعم يا سيدي كثيرين .
                          الرئيس : وهل وقفتعلى الأسباب التي جعلتك فريسة للمرض كما تدعي ..؟
                          القادم لم أكن أعرف فيالبداية ..لكني عرفت الآن .
                          الرئيس : ماذا عرفت ..؟
                          القادم : لم أعرف بالطبعجميع الأسباب ..لكنني عرفت سببا جوهريا
                          الرئيس : ( يلتفت إلى فارس مسعود الذيبدا منفعلا وقلقا إلى حد كبير ) ... هي أنت هل كنت تعان.......
                          فارس : ( مقاطعاالرئيس ) ... متطابق ..متطابق .. كل شي متطابق ... أكملوا هذه المهزلة ..إنيبانتظار النهاية .
                          الرئيس : ( إلى القادم ) .. وما هو السبب الجوهري الذي أوقعكفي المرض النفسي الخطير كما تدعي ..؟
                          القادم : لقد تعرفت منذ سنتين على راقصة "ستربتيز " انجليزية في إحدى الملاهي في إحدى المدن الكبيرة .
                          الرئيس : مدينةعربية ..؟
                          القادم : نعم مدينة عربية
                          الرئيس حدثنا عنها إذن
                          القادم : إنقصتي معها طويلة جدا .. ولا أظن أن المجال يتسع لسردها .
                          الرئيس : لكنك قلت أنهابعض أسباب مرضك النفسي ..من خلال علاقتك بتلك الراقصة .
                          القادم : نعم يا سيدي
                          الرئيس : حدثنا إذن باختصار
                          القادم : لقد طلبت منها ذات ليلة ... أن تقنعرئيس الفرقة بالسماح لها بأن تقوم برقصة من تصميمي أنا
                          الرئيس : من تصميمك أنت ..؟
                          القادم : نعم
                          الرئيس : وهل أدت الرقصة ..؟
                          القادم نعم
                          الرئيس : وعرفت إذن سببا جوهريا في مرضك النفسي الخطير ..؟
                          القادم : عرفت بعد تلك الرقصةبوقت طويل
                          الرئيس : سببا جوهريا ..؟
                          القادم : نعم
                          الرئيس : وما هو هذاالسبب الجوهري .؟
                          القادم : أمي ..
                          الرئيس : أمك ..؟
                          القادم : ولماذا أمك ..؟
                          لأنها رفضت جميع الرجال من أجلي .. لأنها عاشت بدون رجل من أجلي .. لأنهاخنقت وكبلت غرائزها من أجلي ..لأنها فضلت أن تلعق وجهي وأذني كما تفعل القطط بولدهاالمولود حديثا ... ولأنني لم أتحرر من قبضتيها المتشبثتين .. لأنها قررت أن أبقىطفلا الى الأبد .. كانت تخاف علي من مخالطة البشر .. كانت تراهم جميعا وحوش .... وحوش لأنها تعتبرهم جميعا ذئاب .. كانت تشك بنواياهم وتشك في أقوالهم وأفعالهم .. لأنها بقيت امرأة شريفة طاهرة .

                          (
                          فارس مسعود يبكي بحرارة ويصرخ بأعلى صوته ..كيف عرفت هذا ..؟ لم أخبر أحدا لم أخبر أحد .... كيف عرفتم كل هذه التفاصيل كيف ...؟.
                          (
                          وينهار على الخشبة )
                          ستار .. نهاية الفصل الأول




                          الفصل الثاني
                          من مسرحية الطرق يشتد على الباب

                          تفتحالستارة نشاهد الرئيس يقهقه بأعلى صوته وفارس والقادم يجلسان
                          الرئيس : ههههههههه هههههه ... لعلك نسيت أن ... تحدثنا عن الراقصة الانجليزية ، والرقصة التيصممتها أنت .
                          القادم : لم أنسى الرقصة التي صممتها أنا ... ولن أنسى الراقصة ياسيدي
                          الرئيس : ههههههه هههههه هاااااه هههه ههههه

                          يجري تعتيم كامل ... ثم تضاء بقعة ضوء على الفسحة المرتفعة على اليمين وتجري فوقها رقصة تعبيرية تتم بينرجل وامرأة ... المرأة في البداية تهدهد طفلها النائم في السرير الموجود على يسارالفسحة .. يدخل شاب من النافذة وتراه المرأة وتهرع إليه ..ثم يرقصان تلك الرقصةالتي تعبر عن الحب والولع الشديد واللهفة بينهما ... يرقصان قليلا وينسجمان ..
                          يبكي الصغير في السرير .. تدع المرأة الشاب بلطف من صدره وتهرع لتسكت الطفل .. ثم تعود إلى الشاب من جديد ويرقصان من جديد .. وتتعالى الموسيقى ويحتدم الرقصويندمجان بانسجام تام مع الموسيقى .. في هذه اللحظة يبكي الطفل من جديد .. لكنها لاتهرع إليه وتبقى منسجمة ..يزداد صراخ الطفل .. ينفجر الطفل بكاء ولا تهرع إليه ..يسقط الطفل على الأرض ولا تهرع إليه ... ويصمت الطفل مرة واحدة ... تتواصلالموسيقى وتصل ذروتها وتنهار المرأة من المتعة على الأرض .. يتسلل الشاب نحوالنافذة ويخرج .. بعد لحظات تستعيد المرأة توازنها وترتب شعرها وتصلح من شأن ثيابها ..ثم تتوجه نحو السرير .. تنظر إلى الطفل تمسكه تصرخ بصوت عال وتلقي برأسها عليه .

                          تعتيم كامل
                          ثم بعد لحظات يضاء المسرح ونشاهد الرئيس وفارس والقادم ولاأثر للمرأة أو الطفل ويعود المشهد كما كان قبل الرقصة .

                          (
                          ينهض فارس مسعودوهو في غاية الغضب والقلق ويصيح بهما )
                          فارس : سحرة .. إنكم سحرة ..سحرة .. لستم سوى سحرة
                          الرئيس : هل تهدأ ثانية وتجلس أم تريد الانسحاب ..؟
                          فارس : حسنا سوف أهدأ ..ولكن هل تسمح لي بأن أوجه سؤالا أو سؤالين ..؟
                          الرئيس : لا بأسفي ذلك ..اسأل .
                          فارس : ( إلى القادم ) ..هي أنت .. حدثني ..هل أنت مصغ ..؟
                          القادم : إني مصغ
                          فارس : ( وهو لا يزال منفعلا ) .. الأنف المقوس ..الذييشبه القوس ..هل هو جميل ..؟ أم بشع ..؟
                          القادم : هههههه ههههه .. في الحقيقةكنت أتحدث مع صديق في هذا الموضوع منذ بضعة أيام .
                          فارس : أنت كنت تتحدث منذأيام بمثل هذا الموضوع مع صديق ..؟ مثلي تماما .. ولكن قل لي ما اسم هذا الصديق ..؟
                          القادم : اسمه أحمد
                          فارس : وتعرف اسمه أيضا ..؟ يا لكم من مكره ..مكره ..سحرة .. وماذا قال أحمد لك أحمد عندما سألته ..أقصد كيف علل ذلك ؟ .. هل قالالأنف المقوس بشع ..؟
                          القادم : نعم قال انه بشع
                          فارس : حسنا .. ولكن كيفعلل ذلك ؟
                          القادم : قال انه بشع لأننا تعودنا على الأنوف المستقيمة .. ولأننانراه شاذا .
                          فارس : ولكن ما رأيك أنت .؟ هل الأنف المقوس بشع ..؟
                          القادم : نعم بشع .
                          فارس : لأننا تعودنا على الأنف المستقيم ..؟ أم ماذا ..؟
                          القادم : كلا .. انه بشع لأنه بشع
                          فارس : لو افترضنا أن جميع البشر مخلوقون بأنوف مقوسة ..ولكنك لمحت أنفا مستقيما ..هل ستقول عنه بشعا ..؟
                          القادم : ههههه هههه كلا لاأقول عنه بشعا ..سأراه جميلا ... وسأرفع رأسي نحو السماء وأقول يا رب لماذا لمتخلقنا بأنوف مستقيمة
                          فارس : حسنا .. ولكن لماذا الأنف المستقيم جميل ..؟
                          القادم : لم أعثر على جواب
                          فارس : حاول أن تعثر
                          القادم : لا أستطيع
                          فارس : لماذا لا تستطيع .؟
                          القادم : لأننا نستطيع أن نفكر بآلاء الله فقط .
                          فارس : ( يصرخ ) كيف عرفت أن هذا رأيي .. يجب أن أرى فدمك اليسرى . يجب أن أرىالإصبع الإضافية .
                          (
                          يقترب منه ويحاول أن ينتزع الحذاء من قدم القادم ) ..يجب أنأراها
                          (
                          ينتزع الحذاء يحدق بقدم القادم يشعر بالدهشة والانبهار .ثم ينتزعالقناع ويصعق من فرط الدهشة ويتراجع مصدوما من هول ما رأى ويهتف )
                          ...
                          يا الهي .... إن له إصبع إضافية مثلي .. إن وجهه يشبهني ..بل إنه أنا إنه وجهي ..ملامحي .. إنه أنا .. إنكم سحرة .... سحرة ,..... سحرة ...سحراااااااااااه .


                          تعتيم
                          يضاء المسرح لنعود إلى الوضع السابق .


                          الرئيس : حسنا ..أجبني ..هل تهدأ أم تريد الانسحاب ..؟ هل تتحكم بنفسك ..أم تفضل الانسحابوالهروب ..؟
                          فارس : ( يذرع الغرفة جيئة وذهابا ، بينما الرئيس يدخن من سيجاره )
                          ..
                          حسنا ..حسنا أيها السادة .. إنني أعترف لكم بالبراعة الفذة ..إنكم بدونشكسحرة متمرسون ..أنتم مذهلون ... لكن دعني أقول لك شيئا آخر .. شيئا آخر أحسه فيداخلي ..شيء آخر لا ينفع سحركم وشعوذتكم .. شيء يميزني عن عفريتك هذا .
                          الرئيس : ما هو هذا الشيء .. الذي يميزك عنه ها .. انظر إليه إنه أنت ..أفكارك أحلامكتوقعاتك تشوهاتك ..هو أنت .
                          فارس : هناك ما يميزني .. إنه نفس الشيء الذي يميزنيعنك وعنه وعن كل الناس .. إنه أنا .. أنا .. شيء آخر أحسه في أعماقي .. ‘انه أنا ..أنا..هل تفهم ..؟ هذا الشيء الذي يميزني عنه ..إنه أنا .
                          الرئيس : اجلس وسوفأحدثك عن هذا الشيء .. إنني أعرفه أكثر مما تعرفه أنت ...وأكثر مما يعرفه الآخرون ..هل تعرف لماذا ..؟ ..لأنني فقدته أنا في يوم من الأيام .. بعد عملية جراحية أجريتلي ..صحوت من البنج لأجد نفسي أفقد الإحساس في الأنا أو الهوية .. فقدت إحساسيبنفسي .. كنت لا بد أن أذكر نفسي وأنا في الشارع وأنا في البيت ..بأن اسمي هو فارسمسعود .. المخرج التلفزيوني الكبير .. لقد فقدت الإحساس بمادية الأشياء من حولي ..لم يعد ما يميزني عن الآخرين من الداخل .. توقفت عن التفكير ساعات وأيام وشهور .. أصبح كل الجمادات من حولي أزلية وأصبحت أنا العدم ... كنت إذا جلست مع أحد أصبح هوبعد لحظات ..هل تفهمني ..؟ أصبح هو .. ما الذي انتقل منه إلي ..؟ ...تسمونه التقمصأليس كذلك ..؟
                          فارس : إن الشي الذي تتحدث عنه أنت ..له علاقة بالكيمياءوالمغناطيس .. إنه ليس نفس الشيء الذي أتحدث عنه أنا ...ليس هو ..
                          الرئيس : بلهو .. وإلا لماذا يفقده المجانين .
                          فارس : الشيء الذي أعنيه لم تفقده أنت
                          الرئيس : لو أنني جننت لفقدته
                          فارس : إنه ليس العقل أيها الرئيس .. إنالعقل المحشو بالأفكار المتعارضة والمتناقضة لايمكن أن يكتب له الخلود .
                          الرئيس : هل تقصد الروح ما يمزك عنه ..؟
                          فارس : لا أعلم .. ربما أن النفس والقلبوالروح هي الخالدة .. الروح التي تخلو من عكر ومخلفات العقل وما يحمله من تناقضاتوأفكار .
                          الرئيس : إذا كان هو الروح .. لا بد أن الأرواح متشابهه ..اقذف بطريقتكفي التفكير ، وبالتأمل ، وبجميع العقد النفسية ومسبباتها .. وأقذف بمزاجك اقذف بهاجميعا إلى البحر .. ماذا يتبقى لك ..ماذا يبقى ..يبقى ذلك الشيء .. تبقى الروح كماتدعي .
                          فارس : لا يمكن أن تكون الأرواح متشابهه .. ولا تفهم مني يا سيدي أنيأحيل العقل إلى لا شيء .. إنه القارب أيها الرئيس .. لكن القارب لا يسير دون أذرعتجذف وأعين ترشده إلى الضفة الأخرى .. ضفة الإيمان بالله .. للوصول للضفة الأخرى ,,لابد من قارب وأذرع تجذف وأعين ترشدك على الطريق .
                          فارس : وهل لديك الدليل ..؟
                          فارس : وما أوتيتم من العلم إلا قليلا
                          الرئيس : هل أنت مؤمن بالله ..؟
                          فارس : إنني أطرق الباب يا سيدي
                          الرئيس : أي باب ..؟
                          فارس : البابالمفضي إلى الإيمان
                          الرئيس : ههههههه هههه .. ولم يفتح لك أحد ..هههههه هههه
                          فارس : لكن الباب ليس مغلقا .
                          الرئيس : لماذا لا تدخل إذا ..؟
                          فارس : إنني على وشك الدخول
                          الرئيس : لماذا لا تدخل
                          فارس : إني أهم بالدخول
                          الرئيس : إذا لماذا تقرع الباب ..؟
                          فارس : ولو شاء ربك لآمن من في الأرضكلهم جميعا .. صدق الله العظيم .. لا بد أن أواصل الطرق ..حتى اللحظات الأخيرة منحياتي .
                          الرئيس : (يضرب بقبضته على الطاولة بغضب ) .. ولماذا لم ..
                          فارس : وما أوتيتم من العلم إلا قليلا
                          الرئيس : ( بغضب ) أخرجوه من هنا أخرجوه .( يتقدم ثلاثة أشخاص أشداء من فارس )
                          فارس : إنني خارج دون مشاكل ..خارج وحدي
                          الرئيس : انتظر ... قل لي لماذا تقرع الباب .. ولماذا لم تدخل ..؟
                          فارس : ولو شاء ربك لآمن من في الأرض كلهم جميعا
                          الرئيس : ( يبكي ويضرب بقبضته علىالطاولة ) ..لماذا يعذبنا .. إنه لم يشأ
                          فارس : وما أوتيتم من العلم إلا قليلا
                          الرئيس : (بصوت خافت ومليء بالانفعال ) ..اخرج من هنا .. اخرج من هنا أخرجوه
                          تعتيم نهاية المسرحية


                          انتهت
                          ارجو أن تبدي رأيك فيها إن كانت تصلح للترجمة وسوف أنشر هنا بمتصفحكِ هذا ما تبقى من النصوص .
                          لكِ مني كل المحبة والتقدير .
                          يحيى


                          [/frame]
                          شيئان في الدنيا
                          يستحقان الدموع ، والنزاعات الكبيرة :
                          وطن حنون
                          وامرأة رائعة
                          أما بقية المنازاعات الأخرى ،
                          فهي من إختصاص الديكة
                          (رسول حمزاتوف)
                          استراحة عشرة دقائق مع هذا الرابط المهم جدا.. جدا !!!!!
                          http://www.almolltaqa.com/vb/showthr...d=1#post264869
                          ولنا عودة حتى ذلك الحين استودعكم الله




                          http://www.almolltaqa.com/vb/showthr...149#post249149

                          تعليق

                          • يحيى الحباشنة
                            أديب وكاتب
                            • 18-11-2007
                            • 1061

                            #14
                            رد: مسرحية &quot;زائر الدير&quot; للأستاذ يحيى حباشنة:ترجمة كوثر خليل

                            [frame="1 98"]
                            العزيزة المبدعة كوثر

                            هذا هو النص الثالث وهو بعنوان ( الفصل الثاني من تأليف مجنون )

                            من أفكار نبيل عطية ، وإعداد وإخراج يحيى الحباشنة



                            الفصل الأول

                            تفتح الستارة فيظهر على أقصى يسار المسرح قصر من القصورالفرنسية في القرون الوسطى ، وبجانبه حديقة صغيرة .
                            كما يوجد بضعة كراسي موزعةبشكل عشوائي هنا وهناك.

                            [
                            يدخل شاب في حوالي الرابعة والعشرين من العمرويجلس على احد الكراسي ، وينظر إلى ساعة يده ، ثم ينهض ويتمشى ذهابا وإيابا ولايزال بين اللحظة واللحظة ينظر إلى الساعة ، ويحمل أوراق ونصوص " إنه مساعد المخرج (أنور ) ].

                            أنور : الساعة صارت عشرة وعشرة ، وما حدا منهم شرًف
                            [
                            تدخلفي هذه اللحظة فتاة في مقتبل العمر أنها نوال إحدى الممثلات ]

                            أنور : أهلانوال .. ايش يا عم !! عم بتصيري أكابر .

                            نوال : (ضاحكة ) أنت في حياتك كلهامش ممكن تكون أكابر مثلنا ..مادام تبقى مساعد مخرج أستاذ أنور .

                            أنور :مشعارف ليش بتتأخرو عن البروفة ..!؟ ليش ..!!

                            [
                            يدخل شاب في الثلاثين من العمرإنه المخرج فاروق ]

                            أنور : آهلين أستاذ فاروق
                            نوال : آهلين أستاذ .
                            فاروق : وين الشباب !! الساعة عشرة وربع... رحاب ما وصلت لهلا ؟
                            أنور : لهلا ما اجت أستاذ .
                            فاروق : وزوجها المحترم ..؟
                            أنور : ليش زوجها رح ييجيمعها ..؟ رح يشترك معنا في المسرحية ..؟
                            فاروق : أيوه يا سيدي .. الست مصرةزوجها يشتغل معنا .
                            أنور : لكن هو مريض .. مريض كثير
                            فاروق : الست مصرةيشتغل معنا .
                            أنور : أستاذ بيحكوا إنه مريض عقلي أستاذ ..معه انفصام في الشخصية .
                            فاروق : نعم يعني مجنون بالعربي ..
                            أنور : بتعرف أستاذ إني سمعت.. انوالانفصام أنواع ودرجات
                            فاروق : كله جنون ..كله جنون ..
                            أنور مادام مجنون ياأستاذ ليش وافقت يشتغل معنا ..؟ إحنا ناقصين هموم ..؟

                            فاروق : طول أمس وهيتترجاني وتتوسل اللي .. وأقنعتني إنه انقطاعه عن التمثيل ممكن يزيد الحالة المرضيةعنده .. ووافقت مجبر .

                            أنور : وإذا سوى هيك ولا هيك .. أو ينقل إلنا المرض ..؟
                            فاروق : بنسحب من العمل فورا ، الفن فوق المشاعر الشخصية .

                            نوال : يا حرام ..المسكين كان من أشهر نجوم المسرح .. يا ترى شو السبب اللي خلاه مجنون؟؟

                            أنور : ما في حدا بعرف ولا حتى زوجته بتعرف .. بجوز حسدوهم الناس علىنجاحاتهم

                            فاروق : (بغضب ) الساعة عشرة ونص ..!! يا أبو شاكر ..يا أبو شاكر .

                            _(
                            يخرج من جانب الخشبة رجل يهرول مسرعا )

                            أبو شاكر : أمر أستاذفاروق

                            فاروق : يرضى عليك يا أخي أسعفنا بفنجان قهوة

                            (
                            تدخل رحابتتهادى في مشيتها وهي جميلة جدا وفاتنة في الخامسة والعرين من العمر )

                            رحاب : ( تحاول الابتسام ) مرحبا يا جماعه

                            الجميع : آهلين ست رحاب
                            فاروق : شو ..؟ السيد محمود ما بدو يشتغل ..؟

                            رحاب : لا.. لا.. لا هو جاي.. جاي .. آعد بشرب أنينة بارد عند الدكان وهلا بيجي .

                            نوال : و ... و .... شلونو كيفصحته هللا ..؟ انشاالله خف ؟.

                            رحاب : ( بامتعاض ) منيح كويس

                            أنور : ست رحاب .. السيد محمود رايح يشترك معنا في المسرحية .؟

                            رحاب : ( تنظر الىالمخرج فاروق قبل أن تجيب ) .. أيوة

                            أستاذ فاروق ممكن دئيئة ..؟

                            (
                            يذهب معها فاروق وينزويان قليلا في أحد الأركان )

                            رحاب : أستاذ فاروق .. أرجوك ... اعتبرها تجربة بس تجربة وبعدين نشوف شو بصير ..بليز فاروق

                            فاروق : يا ستي حاضر.. حاضر .. أنا حاضر بصير خير .

                            (
                            في هذه الأثناء يدخل رجل فيالأربعين له ملامح قاسية بعض الشيء ويقطب جبينه عابسا وهو ينظر الى رحاب وهي تقفالى جانب المخرج فاروق فيما يدخل أبو شاكر يحمل "فناجيل "القهوة ويهم بتقديم فنجانلمحمود الذي يأخذ منه بسرعة )

                            رحاب : محمود ... شو نسيت شو آل الطبيب ..؟ ماحكى ما تشرب الأهوسة ..؟

                            محمود : ( وهو يحدق بوجه رحاب بقسوة ملفتة ) نعمنعم هيك حكى الطبيب .. ( وهو يرتشف من الفنجان ثم يواصل بلهجة غريبة )

                            محمود : أيوة فعلا فعلا ..هيك آل الطبيب .. هيك حكى الطبيب .

                            فاروق : طيب طيب ياجماعة ما علينا .. كلكم قرأتم النص وتعرفوا إنه النص مأخوذ عن رواية هاوية الجنونللكاتب الفرنسي يحيى الحباشنة ، الديكور مثل ما انتوا شايفين ، هون قصر الماركيزوبجنبه هون حديقة القصر وهناك النافذة اللي تطل على حديقة القصر ، وهون كوخ الحارسحارس القصر .. كل واحد أكيد قرأ دورة صحيح أستاذ محمود ...؟ إنت الحارس مش هيك ..؟

                            (
                            ينتفض محمود معترضا )
                            محمود : لا يا أستاذ فاروق .. أنا مش رح العبدور الحارس .

                            فاروق : كيف يا سيد محمود ..!! إحنا هيك وزعنا الأدوار
                            محمود : لا يا حبيبي
                            فاروق : بس احكي ليش لا أستاذ محمود ..؟

                            محمود : ليش ما آخذ دور الصياد .. ليش ما العب دور الصياد .؟

                            فاروق : يا سيد محمودابنة الماركيز بدها تقع بحب الصياد وفي هاي الحالة لازم يكون الصياد وسيم جدا .

                            محمود : أنا مش وسيم أستاذ فاروق
                            فاروق : ( يلتفت الى الجميع ثم الىمساعد المخرج أنور )
                            إحنا ناسيين علاء ..وين علاء معقول لسه ما وصل ..؟

                            محمود : وليش الصياد لازم يكون وسيم جدا يا سيد فاروق ؟
                            فاروق : ياعزيزي ابنة الماركيز بدها تقع في الحب من النظرة الأولى ... ابنة الماركيز مش معقولتقع بحبه من النظرة الأولى إلا إذا كان حلو ، وسيم .
                            (
                            يدخل علاء وهو شاب وسيمجدا في الخامسة والعشرين )
                            فاروق : آهلين علاء ..شو الحكاية متأخر كثير اليوم؟
                            علاء : متأسف جدا أستاذ ، متأسف يا إخوان .
                            محمود : ( بحدة ) سيد فاروق .أنا بشع ..؟
                            فاروق : لا مش بشع لكن مش وسيم كثير .
                            محمود : ( وهو يحدق فيالجميع بطريقة غريبة )
                            شو هيه الطريقة حتى يعرف الواحد منا درجة وسامته .. أوشو هيه النسبة المئوية لوسامتي يا أستاذ ..؟
                            فاروق ما فيش حد في العالم بيعرفالنسبة المئوية لوسامته .. يعني لو كانت النسبة المئوية لوسامتي 34% مثلا لازمأتخيلها 72%
                            محمود : وهلا شو قررت أستاذ .؟
                            فاروق : قررت علاء يأخذ دورالصياد وأنت دور الحارس مثل ما وزعنا الأدوار .. لأنه ابنة الماركيز لازم تقع بحبشاب حلو كثير .. وبعدين بصراحة أكثر الجمهور بحب البطل يكون وسيم وحليوة .

                            محمود : ليش يا أستاذ ..؟ ليش الجمهور بحب البطل يكون حلو ..؟ مين تقصدالرجال ولا النسوان ..؟
                            فاروق : الرجال والنساء
                            محمود : الرجال يفضلواالبطل يكون وسيم ؟
                            فاروق : نعم ..نعم
                            محمود : كيف عرفت صحة هاي المقولة ..؟
                            فاروق : هيك لا حظنا من خلال إقبال الجمهور على أي رواية أو مسلسل

                            محمود : يا أستاذ هل كل متفرج من المتفرجين وسيم ..؟
                            فاروق : طبعا لا
                            محمود : ايش اللي بخلي الجمهور يتفاعل وينسجم مع المسرحية ..؟

                            فاروق : لأنه الجمهور بتخيل نفسه مكان البطل

                            محمود : وإذا كان المتفرج غير وسيم كيفبده يتخيل نفسه مكان البطل ..؟

                            فاروق : كل واحد منا يعتقد إنه وسيم ... المهم الموضوع طويل ومعقد.. كل واحد يوخذ مكانه شباب.

                            محمود : لكن لازم يكونفيه لحظة معينة ... نقنع فيها ابنة الماركيز ويقتنع فيها الجمهور إنه الوسامة مو كلشي .. .. في أشياء كثير أهم من الوسامة ... أنا أشهر ممثل في الشرق الأوسط ،والجمهور يا أستاذ بفضل الممثل البارع على الممثل الوسيم ضعيف التمثيل .

                            فاروق : أنت ممثل قدير ومشهور فعلا على مستوى الشرق الأوسط .. لكن الدوربناسب علاء ومش مناسب إلك .. أرجوك يا أستاذ محمود أرجوك .. يا ست رحاب احكي كلمهفهميه مشان الله .

                            رحاب : محمود حبيبي .. إنت نسيت إنه كل أدوارك ..كانت دورالمجرم أو السفاح .. دائما كانت أدوارك دور الشرير .. الصياد يا حبيبي هون ... لازميكون وسيم .. وثانيا طيب وبسيط وساذج .. ما قرأت النص ..؟

                            محمود : الفتاةحبت الأحدب الدميم في رواية أحدب نوتردام .
                            رحاب : نعم صحيح لكن ما حبته منالنظرة الأولى .

                            محمود : ( يفكر قليلا ثم يلتفت إليهم ) .. طيب.. طيب ماعندي مانع نبدأ في البروفة .. لكن على شرط .. ابنة الماركيز بتحب الصياد في بدايةالمسرحية .. وبعدين أنا بدي أعدل على النص .. بدي أقترح بعض التعديلات .

                            فاروق : ( بامتعاض وتأفف ) طيب .. طيب .. يا جماعةخلينا نبلِش في البروفة .. اللي مش حافظ منيح بقدر يقرأ من النص أو.. بلقنه مساعد المخرج .

                            [
                            تبدأالبروفة ويحتل كل منهم موقعه ، ويقترب الصياد من النافذة التي وقفت عليها ابنةالماركيز .. والصياد ينظر إليها ويسير تحت النافذة وينظر إليها وهي تبتسم له وتغمزثم تختفي قليلا .. وقبل أن يكمل سيره تعود الى النافذة من جديد وتنظر إليه نظراتتتفجر إغواء .. ويتقدم الصياد ويقف تحت النافذة وينشد الأبيات التالية ]

                            الصياد : غرامك حملني يا حبيبة ما لا أطيق
                            رأيت الطريق ممهدة فسلكتالطريق
                            رأيت بريق حصاها يفوق بريق العقيق
                            مشيت فأدمى الحصى قدمي وغابالبريق

                            [
                            في هذه الأثناء يلتفت الحارس ، والذي من المفروض أن يأكل منالطعام الذي جلبته خادمة القصر ، في مكان بعيد لإلهائه عن المنظر حتى تعمل ابنةالماركيز ما تشاء دون علمه ، لكن المخرج فاروق يطلب وقف التمثيل ]

                            فاروق : يا سيد محمود أرجوك .. لا تتطلع لهون .. لا تراقبهم المفروض إنك مش شايف الصياد .

                            محمود : طيب.. طيب ..استمروا يا جماعة

                            (
                            فاروق يشير لهم بالمتابعة .. ويعود الصياد وابنة الماركيز ثم تعتيم دلالة على مرور فترة زمنية للمشهد ويظهرالصياد في غاية الوله والوجد وهو يقف تحت النافذة وابنة الماركيز تبتسم له وتقومبإغوائه )

                            الصياد : غرامك علمني يا حبيبة كيف أسير
                            غرامك علمني أنأمارس نذر النذور
                            وعلمني كيف تخبو البروق وكيف تغور البحور
                            وعلمني أن أصلالخليقة كانت قديما بغير شرور
                            ***
                            ولما عشقت اكتشفت بأن هناك سماء وفيها مطر
                            وأن هناك من يترصد خطو البشر
                            عصي السمات رهيب غريب يسمى قدر

                            محمود : ( يتوقف عن الصمت وينفعل ويصيح )
                            هاذ مو تمثيل مش تمثيل .. سيد فاروق مش هيكالتمثيل .. إحنا ما بنلعب هون أحنا نشتغلهون ... وهادا مو تمثيل أبدا .

                            فاروق : يا سيد محمود أنا اللي يقرر إذا كان هذا تمثيل ولا لا.. أنا اللييقرر أنا مخرج العمل يا أستاذ .. أرجوك ارجع مكانك .. كمل يا علاء بليز هدوء للجميع .

                            (
                            يتقدم الصياد تحت النافذة ويكمل )
                            الصياد : حبيبة هلا سمعت اعترافي ..؟
                            أحبك جدا وحبي خرافي
                            وليس ولوعي فيك بخاف
                            ليس ولوعك فيً بخاف
                            فكيف يجوز ابتعاد
                            وكيف يجوز لتجافي .

                            (
                            محمود يبقى في مكانه ولايتحرك ولا يشارك في التمثيل ويبدو غاضب جدا )

                            رحاب : ( وهي تخرج من القصر ) .. ليش ما بدك تشترك في البروفه حبيبي ..؟

                            محمود : لأنه عندي اقتراح مهم
                            رحاب : شو اقتراحك ..؟
                            محمود : بدي ابنة الماركيز تتوقف عن الصياد بصرعةوتحب الحارس
                            رحاب : يا سلام !!! وليش يا عبقري ..؟
                            محمود لأنه في الحياةالواقعية الحقيقية مش كل واحد بتجوز اللي بده إياها أو اللي بحبها .. ولا كل وحدهبتاخد اللي بدها بدها وعلى مزاجها .

                            رحاب : الناس يهربوا من الحياة الواقعيةاللي بتحكي عنها ومن فوضاها وضجيجها .. ويهربوا لعنا لهون على المسرح .. بدهميشوفوا النظام في المسرح .

                            محمود : معنا كلامك إنه إحنا بدنا نخدع الجمهور
                            رحاب : الجمهور حاب نخدعه .. هو بدفع فلوس مشان نخدعه ..ليش بدك تحرمه من متعةأنو ينخدع .؟ليش تحرمه من متعة أنو يخدع نفسه .

                            محمود : هيك ما بعود عندالجمهور القدرة على تحمل صدمات الحياة .. ومفاجآت القدر .. إحنا لازم نقوي عندهمالقدرة على التحمل

                            رحاب : يا حبيبي إحنا بهمنا ينبسط الجمهور ويضحك ويفرفش .

                            محمود : أنت بهمك التذكرة وشباك التذاكر

                            رحاب : أنا فنانه

                            محمود : إنتوا تجار

                            رحاب : أنا برهق نفسي وبتعب على شان أتقن دوري .. إنت بتعرف إني بروح البيت مرهقة ومتعبه .. وبتعرف إنه الدكتور طلب مني ما أرهقنفسي زيادة عن اللزوم .

                            محمود : كله مشان الفلوس .. مشان الفلوس
                            رحاب : بعدين تعال لهون أنا مثلت المأساة مش بس الكوميديا

                            محمود : نعم صحيحالمأساة المنظمة المرتبة .. مش ممكن تكون مثل المآسي الفوضوية الحقيقية في الحياةالواقعية

                            رحاب : شو هيه المأساة المنظمة ؟

                            محمود : المأساة الليبموت فيها البطل أو البطلة في نهاية المسرحية .

                            رحاب : ومتى بدك البطل أوالبطلة يموت ..؟

                            محمود : في البداية ..في الوسط .. أثناء العرض المسرحي

                            رحاب ونسكر الستار ..ونحكي للناس روحوا ..المسرحية خلصت .

                            محمود : لا طبعا نكمل العرض لكن بشكل مختلف .

                            رحاب : إذا بتراجع الكاتب مو إحنا .

                            محمود : إنتوا تشجعوا كاتب النص

                            رحاب : بدك نرفض كل النصوص ..؟

                            محمود : لا يا ستي بنستنا نص مناسب
                            رحاب : النص المناسب بركض لعندنا ... مش ضروري ندوِر عليه .. إنت يمكن بتدور وتبحث على نقطة أو لحظة معينة في العملتقنع فيها الجمهور ... هاي اللحظة مو موجودة في النص .

                            محمود : اللحظة الليلازم نفهم الناس وابنة الماركيز فيها إنه الوسامة والجمال مش كل أشي .. هلا مشموجودة في النص اللي بين أيدينا ..لكن اللحظة هاي ما بتيجي على طبق من ذهب .

                            رحاب : وشو بدك هللا ..؟ فهمنا

                            محمود : بدي توقفي عن حب الصيادفورا وتحبيني أنا .. بقصد توقفي عن الصياد وتحبي الحارس .

                            فاروق : يا سيدمحمود .. أنا اللي يقرر مو إنت لو سمحت

                            محمود: وأنا يا سيدي مصر .
                            فاروق : وأنا بعتذر .. وبنسحب من العمل كله .. أنا مش ممكن أعمل بهيك ظروف ( يحاول الخروجتمسك به رحاب عند الباب ويتحدثان بصوت خافت ورحاب بغنج ودلال )

                            رحاب : فاروق.. فاروق بالله توئف استنا شوي .. مشاني.. مشاني أنا ترجاك

                            فاروق : سترحاب أنتي بتسببي لي في إحراج ..

                            رحاب : إنت عارف إنه مريض

                            فاروق : وأنا ما بدي أعرض أسمي الفني للهبوط في عيون الناس .
                            رحاب : إحنا بناسهم فيعلاجه فاروق أرجوك ساعدني .. أنا من غيرك شو ممكن أعمل .؟

                            فاروق : يا رحابمحمود من الصعب علاجه
                            رحاب أرجوك لا تخليني أأطع الأمل .. بليز فاروء على شانخاطري

                            محمود : آعدين تحكوا عني ..مش هيك تحكوا..؟ إني أنا مجنون ..؟

                            رحاب : عم بناقش فكرة المسرحية ونتناقش في اقتراحك .

                            محمود لاحبيبتي تحكوا إني مجنون .

                            رحاب : ليش إنت مجنون يا محمود؟
                            محمود : إنتواوالأطباء المجانين
                            فاروق : أرجوك يا سيد محمود ..أهدى شوي
                            محمود : أنا هيكهادئ

                            فاروق : فهمني بالتفصيل الممل شو اللي كنت بدك توصله إلي شو اللي بدكإياه ..؟

                            محمود بدي ابنة الماركيز تترك الصياد وتهجره .. وتحب الحارس

                            فاروق : هيك بدون سبب ..

                            محمود : أيوه بدون سبب

                            فاروق : طيبيا سيدي خلينا نفترض مثلا ... إنه في سبب ... مثلا يعني ابنة الماركيز لما بتشوفطيور مقتولة .. بأيد الصياد ..وأيديه ملطخة بالدم .. يمكن في هاي الحالة تنفر منالصياد .. وكمان لازم نبحث عن سبب ثاني منشان تتعلق في الحارس

                            محمود : أنابعترض .. غير موافق .

                            فاروق : ايش يا أستاذ .. ليش مش موافق .

                            محمود : ابنة الماركيز تهجر الصياد فورا ..أنا هيك بشوف

                            فاروق : وتحب محمود مشهيك بدك ..؟

                            محمود : أنا بعترض وبشدَة .. مش ممكن .

                            فاروق : شو يعنيتعترض ..وشو مش ممكن ؟

                            محمود : يعني لازم ابنة الماركيز توقف عن حب الصياد .. بأي طريقة
                            فاروق : وتحب محمود .... قصدي تحب الحارس

                            محمود : بفكربعدين مين تحب .. لكن لازم توقف عن حب الصياد .

                            فاروق : لكن هيك توقف من غيرسبب ..؟

                            محمود أيوه من غير سبب توقف عن حب الصياد

                            فاروق : لكنالجمهور رح يتساءل .. ليش هجرت الصياد !!

                            محمود : أنا بدي الجمهور يتساءل .. أنا بدي الجمهور يتساءل

                            فاروق : والجواب يا سيد محمود .؟

                            محمود : بدي الجمهور يتساءل من غير ما يلقى جواب

                            فاروق : مش معقول يا سيد محمود .. مش معقول .. يعني ممكن اقتراحك هذا موجود في الحياة الواقعية .؟

                            محمود : طبعا موجود في الحياة الواقعية

                            فاروق : هل في الحياة الواقعية .. بنتالباشا أو بنت من بنات الأكابر والشخصيات الكبيرة .. تهجر اللي بتحبه من غير سبب ..؟
                            محمود : ايوه ممكن

                            فاروق : كيف .. أفدني أفادك الله

                            محمود : إنجنت

                            فاروق مين اللي نجن ..؟

                            محمود ابنة الماركيز ..

                            فاروق : ( بحماس وبسرعة ) رائع عظيم .. ممتاز .. انجنت .. والله فكره .. أكيد رح نحل الإشكال ونوصل لنتيجة لكن أستاذ محمود لازم يكون في سبب لجنونها

                            محمود : مش ضروري .. انجت وخلص .. هيك من دون سبب

                            فاروق : بتعرفجدا إنجن من دون سبب .؟

                            محمود : نعم فيه .. فيه كثير ناس انجنوا من غير سببصديقي عادل .

                            فاروق : عادل مين

                            محمود : صديقي من أيام الثانوية ..

                            فاروق : انجن من غير سبب ؟
                            محمود : نعم من غير سبب وما حدا من الناس عرفسبب جنونه .. ولا حتى الأطباء عرفوا السبب

                            فاروق : لكن لازم يكون في سبب

                            محمود : والأطباء ما عرفوا السبب

                            فاروق : اسمع يا سيد محمود .. خلص.. خلص .. أرجوك .. مثل ما بدك رح نخلي ابنة الماركيز تترك حب الصياد ..

                            رحاب : ومين بدها تحب ..؟

                            محمود : تحبيني أنا قصدي تحبي الحارسمبدئيا .. وبعدين نشوف شو بصير .

                            رحاب : أنت ما تؤمن بالحب ..؟

                            محمود : طبعا لا

                            رحاب : وكيف طلبت أيدي وتزوجتني ..؟

                            محمود : حسيت إني بحاجه إلك

                            رحاب : إلي أنا بالذات ..؟
                            محمود : طبعا إلك أنتبالذات
                            رحاب : وماكان في غيري فيها نفس المواصفات ؟

                            محمود : بالتأكيدفي كثير مثلك ، لكن أنا ما عرفت منهم حدا إلا أنت

                            رحاب : يعني كنت بحاجهإلي ..؟

                            محمود : نعم ..نعم أنا بحاجه إلك .. أنا بحس بالسعادة معك أناتزوجتك من شاني وإنتي تزوجتيني من شانك .

                            رحاب : أنت ما بتهمك سعادتي ..؟

                            محمود : لما بتكوني سعيدة أنا بكون سعيد أكيد بتهمني سعادتك .

                            رحابيعني ما تؤمن بالحب ..؟

                            محمود : إذا سميت الحاجة حب أنا أؤمن بالحب .

                            فاروق : أنا شايف إنه ما رح تطلعوا بنتيجة .

                            محمود : أنت يا سيديفنان كبير ومعروف ورحاب فنانة كبيرة ومعروفة وكلنا فنانين لكن مو فلاسفة ..لواستعملنا أساليب الفلاسفة مش رايحين نوصل لنتيجة ..أنا فنان وعندي الحدس مثلا يعتبرأهم من التحليل الذهني .. أنا بتمتع بحدس قوي جدا ومشان هيك أنا مخرج معروف ومشهورومتفوق .

                            محمود : يعني أنت تؤمن بالحب ..؟

                            فاروق : طبعا

                            محمود : يعني بتحب الوحدة لأنها جميلة .؟

                            فاروق : مش ضروري الجمال

                            محمود : لأنه عندها مواهب عقلية خاصة .؟

                            فاروق : مش ضروري كمان .

                            محمود : طريقة خاصة بالتفكير .؟

                            فاروق : برضه مش ضروري

                            محمود : لعاد شو ..؟

                            فاروق : في سبب .. لكن مش ممكن أقدر أعبر عنهسبب غير الجمال ونوع الشخصية والحركات والعقلية

                            محمود : يعني لسه ما كشفهالعلم .. ولا كنت بتجاوبني بسرعة

                            فاروق : صحيح

                            محمود : أنت حكيتإنك تؤمن في الحدس
                            فاروق : ايوه
                            محمود : تؤمن بالعلم وبالحدس .. مش هيك .؟
                            فاروق : صحيح
                            محمود : يعني العلم مو كل شي .. مش ممكن يكون كل شي
                            ..
                            على كل حال أستاذ محمود ارجع اقرأ المسرحية ، وعدل مثل ما بدك ، واعتبر الفصلالثاني كله من تأليفك .. أنا لازم أروح البيت .. أنا لازم أروح البيت

                            (
                            ستار )
                            نهاية الفصل الأول




                            الفصل الثاني


                            تفتحالستارة على نفس الديكور، ونشاهد الحارس يجلس في مكانه قرب بوابة القصر، والمخرجوالمساعد يجلسان في الجهة القريبة للجمهور.. ويظهر الصياد واقفا تحت نافذة القصرويذرع المكان ذهابا وإيابا بقلق واضح ونافذة القصر مغلقة، يجري تعتيم دلالة علىمرور فترة زمنية على انتظاره وعودته، ثم يخفض ركبتيه قليلا وينشد هذه الأبيات فيماالنافذة لا تزال مغلقة

                            الصياد : يراودني يا حبيبة انك لست كما كنت قبلا
                            يراودني أن ظلي ثقيل وأن انفعالك أصبح ضحلا
                            وان خصوبة عينيك تخبو وتوغرقحلا
                            يراودني أن رأيك في تغير روحا وشكلا
                            يراودني أنني يا حبيبة أني ما عدتأهلا

                            *******

                            (
                            يسير ويذرع المكان ثم يعود من جديد تحت النافذةوينشد )

                            يراودني يا حبيبة أن أتوسم فيك البقاءَ
                            يراودني يا حبيبة أنأتوسل أن أتضرع
                            أن أستحيل إممحاءأ
                            يراودني يا حبيبة أن أطيلالرجاءَ
                            تضلي لروحي عطرا .. تضلي لناري ماءا

                            (
                            يعود ليذرع المكان منجديد ذهاب وإياب ثم يعود )

                            الصياد : يراودني يا حبيبة
                            أن العلاقة بينيوبينك تؤذن بالانتهاء
                            وأن الكلام وكل الكلام تلاشى هباء
                            وأن حياتي وموتيسواء
                            وأن العزاء هو الاختفاء
                            وكل جديد ... إلى .. إهتراء

                            (
                            تظهرابنة الماركيز وهي تفتح النافذة وتنظر الى الصياد بجفاء )

                            ابنة الماركيز : ما الذي جاء بك يا هذا ..؟
                            الصياد : تقولين ما الذي جاء بي .. !! ما الذي جاءبي .. أنا ... أنا .. ولكنني .. لم ألمحك منذ أيام

                            ابنة الماركيز : ما الذيتقصده بأنك لم تلمحني منذ أيام ..؟

                            الصياد : أنسيتي ..!!
                            ابنة الماركيز : نسيت ماذا ؟
                            الصياد : أقصد هل نسيتي يا

                            ابنة الماركيز : ( وهي تقهقهبصوت عالٍ ثم تصمت فجأة ) ألا تغرب عن وجهي يا هذا ؟

                            الصياد : أنسيتي... يا ... ( تقاطعه قبل أن يكمل )
                            ابنة الماركيز : أتغرب عني .. أم أطلب الحارس؟

                            الصياد : تطلبين الحارس ؟

                            ابنة الماركيز : نعم ، أطلب الحارس

                            الصياد : وهل نسيتي ما كان بيننا ؟

                            ابنة الماركيز : قل ما عندك .. وبسرعة ماذا تريد ..؟

                            الصياد : ولكنك يا آنستي .. إبتسمتي لي .. وأصغيتِلأشعاري

                            ابنة الماركيز : لقد ابتسمت قبلك لكثير من الرجال ولقد أنشدونيشعرا وأصغيت لأشعارهم .. اسمع .. لقد ابتسمت لك نعم شجعتك على مغازلتي نعم .. أتعرفلماذا ..؟

                            الصياد : لماذا يا آنستي ؟

                            ابنة الماركيز : فأعلم إذن .. لكي أعرف ماذا عندك ومن أنت وكيف تفكر ... وماذا يحتوي رأسك الصغير من أفكار عنالعالم ، والوجود ، والناس .

                            الصياد : ولكن لقد بدا على وجهك التأثر الشديدوالانفعال الكبير.

                            ابنة الماركيز : عندما أتفرج على مهرج في سيرك ... يظهرعلى وجهي التأثر والانفعال.. وعندما أنظر إلى سحابة توشك أن تحجب الشمس يظهر علىوجهي التأثر والانفعال .
                            الصياد : ولكن يا آنستي هؤلاء الذين شجعتهم سوف يقولون .. : لقد غازلنا ابنة الماركيز

                            ابنة الماركيز : لن يسمعهم أحد ..( تقهقهبصوت عالِ)
                            أيها الحارس أيها الحارس

                            (
                            يهرول الحارس ويهرب الصيادويختفي )

                            الحارس : ( مهرولا ) هل طلبتني سيدتي ..؟
                            ابنة الماركيز : نعم
                            الحارس : ماذا تأمر سيدتي .؟
                            ابنة الماركيز : تطرد عني ذاك الصياد الأحمق
                            الحارس : ماذا كان يريد الصياد .؟
                            ابنة الماركيز : أحسبه صيادا مجنونا
                            الحارس : أين هو الآن .. أين هو الآن ..؟
                            ابنة الماركيز : هرب وولى ... حسنا فاسمع
                            الحارس : ماذا تأمر سيدتي ؟

                            ابنة الماركيز : ( تبتسم ثم بغنجوإغواء ) أريد أولا أن تكف عن مخاطبتي بسيدتي .

                            الحارس : ماذا تعدني سيدتي؟

                            ابنة الماركيز : أحسبك ذكيا كي تفهم

                            الحارس : لكن .. يا سيدتي لمأفهم !
                            ابنة الماركيز : حسنا قلي .. هل أبدو جميلة ..؟
                            الحارس : نعم ... لم ... لا... لا أذكر يا سيدتي أني رأيت جمالا يضاهي جمالك

                            ابنة الماركيز : منذ متى تعرفني ؟
                            الحارس : منذ عشرين عاما .. أما أنت فتعرفينني منذ ستة أعوامفقط .. عندما بدأت ميولك للجنس الآخر .

                            ابنة الماركيز : ولكني أذكرك منذ كنتفي الخامسة
                            الحارس : لم تكوني تعرفيني .. كنت تعرفين الحارس فقط .
                            ابنةالماركيز : إذن أنا جميلة .؟
                            الحارس : سبحان خالق السموات والأرض
                            ابنةالماركيز : ( بصوت مرتفع وجنوني ) أنت إذن واقع في غرامي أيها الحارس
                            الحارس : ماذا تعنين ؟
                            ابنة الماركيز : أنت إذن تحبني
                            الحارس : ماذا ..؟ حسنا.. حسنا ... أحبك .. ؟ أحبك .. إنني أحبك حبيبتي ... لكن يا حبيبتي متى .؟

                            ابنةالماركيز : ( بسرعة ولهفة ) متى ماذا ؟

                            الحارس : متى نتقابل يا حبيبتي ..؟
                            ابنة الماركيز : الآن.. الآن .. وليس غدا .. انتظرني بجانب حديقة القصر .. إنيقادمة يا حبيبي .

                            (
                            يسرع الحارس نحو حديقة القصر فيما تخرج هي من القصروتهرع إليه يتعانقان ، أثناء ذلك يجفلان عندما سمعا صوت قهقهة عالية من أناس قادمين، يتظاهر الحارس بأنه يمشي وتتظاهر ابنة الماركيز بأنها تتأمل وردة ، ويظهرالماركيز يرافقه الكونت جان )

                            الماركيز : كيف حالك يا ديانا .. إنها ابنتيديانا
                            ديانا : ( وهي تقهقه ) إنني بخير يا والدي.
                            الماركيز : تعرفين طبعاالكونت جان .. إنه من مشاهير الرجال في فرنسا
                            .
                            ديانا : ( وهي تقهقه ) هذاالكونت هذا الكونت .. ( وتواصل القهقهة فيما الماركيز بصوت عالِ )
                            الماركيز : ما الذي وحق السماء أضحكك ..؟ ( تقطب وتعبس فجأة )
                            الماركيز : أرجو أن تعلمي ياأبنتي أن الكونت تقدم بطلب يدك للزواج .. لقد حدثني في الموضوع وقلت سوف نسألها إنكانت توافق .. أجيبي يا أبنتي هل توافقين ..؟

                            ديانا : ( بسرعة ودون تردد ) أوافق يا والدي أوافق ولكن بشرط صغير تافه .
                            (
                            تقهقه بصوت عالِ وكذلك الماركيزالذي هجم على الكونت يصافحه ويهنئه )

                            الكونت : وما هو هذا الشرط الصغيرأيتها الملاك .؟
                            ديانا : أن أبقى على علاقتي السرية الغرامية مع الحارس أنالتقي به سرا ، ولن يعلم بذلك أحد سوى زوجي وأنت يا والدي .

                            الماركيز : ( وهو ينظر الى الكونت الذي تغيرت ملامحه ) إنها تمزح أيها الكونت ( يقهقه ) إنهاتمزح .. إنك تمزحين تمزحين ( يقهقه )

                            ديانا : لست أمزح يا والدي .. لستأمزح أيها الكونت
                            الكونت : أنت والله فتاة مرحة يا ديانا .
                            الماركيز : ( بجدية ) ماذا تقصدين ؟
                            ديانا : أقصد أنني أنا والحارس على علاقة حب
                            الماركيز : وماذا أيضا ؟
                            ديانا : ( بلهجة ممطوطة ) .. ممممم حسنا .. حسنا .. ما دامتالأعراف والتقاليد والاتيكيت يا والدي العزيز ، تحول بيني وبين الزواج من حبيبيالحارس ، فإنني أقبل الزواج من الكونت .. لكن بشرط هو أن أبقى على علاقتي السرية معالحارس .

                            الماركيز : تبقين على علاقة سرية مع الحارس .؟
                            الكونت : تبقينعلى علاقة سرية مع الحارس ؟
                            ديانا : نعم .. ولكن ماذا أصابكما .. لقد شرحت الأمر .. قلبي يا والدي .. هل يصح أن تتزوج إبنة ماركيز من حارس .؟
                            الماركيز : أعوذبالله .. لا..لا.. طبعا لا .
                            ديانا : وهل يصح أن تتزوج الفتاة ممن لا تحب ولاترغب ؟
                            الماركيز : كلا ..كلا ...
                            ديانا : إنني أحبه يا والدي .. أحبه .. وبما أنه من غير اللائق وغير المعقول ومن المنافي للمنطق السليم أن أتزوج من الحارس، فمن المنطق أيضا أن أتزوج من الكونت .. أتزوجه وأبقى على علاقة سرية مع الحارس ،ولا يعلم بذلك الا زوجي وأنت يا والدي .

                            الماركيز : ولكن آآآآآآ آآآآ ولكن .. حسنا دعوني أفكر .. قلتِ أنك تحبين الحارس ..؟
                            ديانا : أحبه... أحبه ... أحبه
                            الماركيز :
                            (
                            يفكر ويضع يده على جبينه ويخفض رأسه ثم يرفع راسه فجأة )
                            حقا.. حقا ... يا لك من فتاة نابغة ومنطقية .. حقا.. حقا .. هل سمعت يا كونتجان ..؟ إن العادات والتقاليد والأعراف تحول دون زواجها من حارس .. نعم.. نعم لايجوز .. لكنها تحبه.. تحبه ... إذا ما العمل ؟ العمل ؟ .. لا بد أن نجد حلا ..
                            (
                            يضحك بجنون ) يا لك من فتاة نابغة .. ماذا تفعل يا كونت .. المنطق السليميقول أن تقبل بك زوجا .. وتبقى على علاقة سرية مع الحارس ( يقهقه بأعلى صوته ) يالك من فتاة .. لكن قولي لي يا ابنتي .. ولماذا يجب أن تكون العلاقة سرية .. ولايعرف بها غير والدك والكونت ..؟ لماذا لا تقابلين الحارس علنا .. نعم علنا وأمامجميع الناس .. ما الذي يمنع .؟

                            ديانا : يا والدي الحبيب .. ليس جميع الناسيتمتعون برجاحة عقلك ورجاحة عقل الكونت ، بعض الناس محدودي التفكير ، وضيقي الأفقسوف يستهجنون هذا العمل ، سوف يقولون أن علي أن أكبت مشاعري وأكبت نفسي وحبي ،وأتزوج الكونت إذا كنت فتاة شريفة .. لا يهمهم ما سوف يطرأ من تشوه على نفسيوأعماقي وما سنغرس في داخلي من عقد نفسية .. ولا يفهمون أن كل فرد من أفراد البشريةيجب أن يبقى نقي النفس والفؤاد والروح .. بعضهم لا يفقه يا والدي .. يقترح أن أقذفبالعادات والتقاليد والأعراف جانبا .. وأرفض الكونت وأصر على الزواج من الحارس .. وليحصل ما يحصل .. ليس يهمهم نظرات التحقير التي ستوجه إلَي من المعارف والأغرابوالتي ستؤثر على نقاوة روحي وفؤادي ونفسي .. وتشوه نفسيتي هكذا يقول الآخرون .

                            الماركيز : وما هو رأي الكونت ؟
                            الكونت : ماذا ؟؟ ماذا تقول !! .ماالذي اسمعه .! ما هذا .. كيف ؟ إنني لا أوافق لا أوافق .. كيف أوافق على فتاة تحبرجلا آخر ومن ؟؟؟ ... إنه الحارس .. وتعترف بذلك بصراحة نادرة أنها تحب رجلا آخر ..!! كيف أوافق كيف ..؟

                            الماركيز : هل تحبها أيها الكونت ..؟

                            الكونت : آ..نعم .. نعم .. أحبها .. أحبها .. ولن يكون لحياتي معنى بدونها .. ولكن .. ولكن

                            الماركيز ولكن ماذا ؟ هي تحب الحارس ألم تسمع بأذنك.
                            الكونت : ما العمل ؟؟
                            الماركيز : تتزوجا
                            الكونت : وتبقى على علاقة معالحارس .؟
                            الماركيز : وهل تريدها أن تقابل الحارس دون علمك وإعلامك ؟

                            الكونت : كنت أقتلها
                            الماركيز : في هذه الحالة لا داعي لأن تتزوجا
                            الكونت : لكنني أحبها .. أحبها ( يبكي وينتحب ) أحبها.
                            الماركيز : ما العملإذن ؟
                            الكونت : ( وهو يفكر بعمق ويضع يده على جبينه ) العمل هو ... العمل ... آآآآ .... دعوني أفكر ..
                            (
                            ثم يقهقه قهقهة تدريجية تتصاعد حتى تصبح قهقهة عاليةجنونية ) حقا .. إنكما على صواب .. إنكما على صواب .. يا لي من غبي أحمق .. إنكماعلى صواب .

                            (
                            خلال ذلك يكون الحارس واقفا على مسافة بعيدة يلتفت الماركيزنحوه وينظر إليه بمودة وحب )
                            الماركيز : أيها الحارس .. أيها الحارس .. اقترب .. اقترب
                            (
                            يقترب الحارس )
                            الحارس : ماذا يأمر سيدي الماركيز .؟
                            الماركيز : أخبرني قلي أيها الحارس .. هل حقا إنك تحب ابنتي ديانا ..؟

                            الحارس : سيدي .. إنني لا أستطيع أن أفارقها لحظة واحدة
                            الماركيز : هلسمعت أيها الكونت ..؟ قال لا يستطيع أن يفارقها لحظة واحدة .

                            الكونت : ولكنأنا أيضا لا أستطيع أن أفارقها لحظة واحدة

                            الماركيز : ما العمل
                            ديانا : سوف يترك العمل كحارس عندك يا والدي ويعمل حارسا في منزل الكونت منزلنا منزلالزوجية

                            الماركيز : ولكن ربما شاع الأمر بين الناس ربما عرف الناس أنك أنكتقابلين الحارس .. وفي هذه الحالة .. أنا أقترح .. أقترح . أن تتزوجي الاثنان معا .

                            (
                            يمر الكاهن في هذه الثناء )

                            الماركيز : هاهو الكاهن ... ها هوالكاهن .. أيها الكاهن أيها الكاهن .

                            الكاهن : ماذا يا ماركيز .. ما الأمر
                            الماركيز : لو أنكم تكرمتم يا سيدي الكاهن
                            الكاهن : ما الأمر
                            الماركيز : أرجو يا سيدي أن تصغي جيدا
                            الكاهن : إنني مصغ
                            الماركيز : إن ابنتي دياناتحب الحارس
                            الكاهن تحب الحارس .. نعم .. هذا جائز .. وماذا أيضا
                            الماركيز : ولكنها طبعا لا تستطيع الزواج من الحارس بسبب التقاليد والأعراف .
                            الكاهن : وماذا أيضا
                            الماركيز : سوف تتزوج من الكونت ، وتبقى على علاقة سرية غرامية معالحارس
                            الكاهن : معاذ الله.. معاذ الله .. نستغفر الله .. ما هذا الذي تقوله ياماركيز .!! هل جننت .. وأنت أيها الكونت هل توافق

                            الكونت : ( يقهقه ) إننيموافق يا سيدي
                            الكاهن : هل توافقين أنت يا ديانا ..؟
                            ديانا : موافقة ياسيدي
                            الكاهن : وأنت أيها الحارس .. هل توافق
                            الحارس : موافق يا سيدي
                            الكاهن : ماذا أسمع .. لا أصدق ما اسمع .. ما الذي يجري
                            ماذا جرى للناسجميعكم مجانين .. مجانين .. لقد جننتم جميعا .. جننتم جميعا .
                            الماركيز : سيديإذا لم تكن موافقا على علاقتهما السرية .. فاعقد زواجها على الاثنين معا ، وفي هذهالحالة لا يستطيع أحد من الناس أن يعلق أو يتفوه بكلمة واحدة . وهذا لا يقلل منشأني ومن شأن ابنتي .. فقد تزوجت كونتا وحارسا .. وليس حارسا فقط .. وإذا وافقت ياسيدي فسوف يكون زواجها مشروعا ولا يستطيع أحد الإساءة لي أو لابنتي .
                            الكاهن : لا أصدق ما أسمع .. لا أصدق ..
                            الماركيز : سيدي الكاهن
                            الكاهن : وماذا بعد
                            الماركيز : ابنتي تحب الحارس
                            الكاهن : فلتتزوج الحارس
                            الماركيز : كيف.. كيف .. ماذا سيقول الناس .. ابنة الماركيز تزوجت حارسا

                            الكاهن : فلتتزوجالكونت .. وتنسى الحارس
                            ديانا : رباه ... أنسى حبيبي ..؟ كيف أستطيع أن أنساه ... حبيبي .. حبيبي لن أنساه ( تعانق الحارس ) .
                            الكاهن : يجب أن تنسي الحارس
                            ديانا : تطلب مني المستحيل يا سيدي
                            الكاهن : تزوجيه إذن
                            الماركيز : أنالا اسمح .. أن تتزوج ابنتي من حارس .. هل يرضيك أيها الكاهن أن تتزوج ابنتي من حارس
                            الكاهن : التمس للحارس من أجل أن يمنح لقبا
                            الماركيز : سوف يقول الناس لقدكان حارسا
                            الكاهن : يا بنيتي لا يستطيع كل إنسان أن يحصل على ما يريد
                            ديانا : إذن سأتزوج الكونت وأبقى أقابل الحارس سرا
                            الكاهن : نعم .. لالا ... آ .. كلا .. ماذا تقولين ..؟
                            ديانا : نعم .. ولن يعلم بذلك أحد .. فقط أنت ووالديوالكونت والحارس
                            الكاهن : دعوني أفكر ... ( يفكر الكاهن ويضع يده على جبينهويفكر ثم يبدأ بالقهقهة ويقول )

                            آآآ .... صحيح ... يا لك من فتاه .. يا لكمن فتاة
                            .

                            (
                            يصفق المخرج فاروق ومساعده ويقهقه الجميع بتواصل فيماالمخرج يحاول إيقاف البروفة .)

                            فاروق : ممتاز .. ممتاز ... برافووووو .. خلصت البروفة اليوم يا شباب ... يا شباب خلصت البروفة ( الجميع لا يزالون يقهقهون )

                            (
                            ستار نهاية المسرحية )

                            مع تحيات الكاتب
                            يحيى الحباشنة
                            [/frame]
                            شيئان في الدنيا
                            يستحقان الدموع ، والنزاعات الكبيرة :
                            وطن حنون
                            وامرأة رائعة
                            أما بقية المنازاعات الأخرى ،
                            فهي من إختصاص الديكة
                            (رسول حمزاتوف)
                            استراحة عشرة دقائق مع هذا الرابط المهم جدا.. جدا !!!!!
                            http://www.almolltaqa.com/vb/showthr...d=1#post264869
                            ولنا عودة حتى ذلك الحين استودعكم الله




                            http://www.almolltaqa.com/vb/showthr...149#post249149

                            تعليق

                            • كوثر خليل
                              أديبة وكاتبة
                              • 25-05-2009
                              • 555

                              #15
                              رد: مسرحية &quot;زائر الدير&quot; للأستاذ يحيى حباشنة:ترجمة كوثر خليل

                              شكرا جزيلا لك أستاذ يحيى الحباشنة على إرسال هذين النصين. تسلم يداك
                              أن تهدي شخصا وردة في حياته، أفضل ألف مرّة من أن تضع باقة على قبره

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