En ce jour de l'Aïd, une douce mélancolie m'envahit dès l'aube.

La rose en pot sur mon balcon semble hésiter à s'ouvrir et le pigeon, d'ordinaire si chantant sur le rebord de ma fenêtre, a choisi de se taire.

La rose, le pigeon et moi-même savons que l'Aïd perd de sa joie en ton absence ; car c'est toi qui donnes au pigeon son chant, à la rose son épanouissement et à moi, la gaieté.