Dans mon enfance, nous avions un coq à la maison. Savez-vous comment nous l'appelions ? « L'Indien », en raison de son plumage rouge flamboyant, de sa crête dressée comme une couronne et de son bec doré, qui lui donnaient l'apparence d'un chef Apache !

Ah, si vous voyez sa démarche fière ! Il parade comme un vaillant guerrier, avec ses ergots acérés en avant, et son chant matinal réveille tout le quartier. Le pauvre ! Il croit qu'en chantant à quatre heures du matin, il rend service à l'humanité !

À l'heure des repas, il gratte le sol comme s'il cherche un trésor. Si je lui donne une friandise, il bombe le torse et pousse un cri triomphal, comme pour exprimer sa gratitude. En revanche, si je l'ignore, il me fixe de son regard perçant et, d'un coup de bec, s'empare de ce qu'il désire avant de s'enfuir dans un grand caquetage triomphant !