أساطير بربرية من الجنوب التونسي

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  • سليمان بكاي
    أديب مترجم
    • 29-07-2012
    • 507

    أساطير بربرية من الجنوب التونسي

    السلام عليكم
    قدم لي أحد الإخوة، مهتم بالبحث في الأمازيغية، كتابا للأستاذ الألماني هانس شتومه Hans Stumme (للتعرف على المؤلف انقر على اسمه) نشر سنة 1900، سائلا أن أترجمه إلى لغة تمكّنه من فهم محتوى الكتاب، فأجبت طلبه و ترجمت المحتوى إلى الفرنسية.
    جمع الكاتب قصصا كان سكان مدينة تامزرات (أو تامزغات) يروونها، و هي في مجموعها ست و عشرون. كتبها بداية بالبربرية ثم ترجمها إلى الألمانية، لأقدمها للقارئ الكريم تباعا.
    قراءة طيبة Bonne lecture
    التعديل الأخير تم بواسطة سليمان بكاي; الساعة 02-09-2012, 18:56.
  • سليمان بكاي
    أديب مترجم
    • 29-07-2012
    • 507

    #2
    Introduction
    En mars 1897 j’ai transcrit à Tunis les 26 pièces prosaïques sous publiées dans le dialecte des berbères de Tamazratt – ou Tamezred dans la majorité des cartes – au sud tunisien. Mes agents de renseignement pour l’inscription de ces textes étaient deux personnes de Tamazratt, à savoir M’hammed, qui avait trente ans, et Mouhammed, qui avait cinquante ans environ. Ils étaient tout les deux des porteurs et, en outre, des chanteurs populaires, c’est-à-dire des chanteurs des « Melzoumas », des « Gsims » arabes et d’autres types de chants. Ces berbères, en effet, ne chantaient et n’écrivaient des vers qu’en langue arabe et non pas, malheureusement, dans leur langue maternelle. Mouhammed était dans sa position sociale musicale un « zmim », qui veut dire un chantre ou un maître de groupe de chanteurs (Cf. mon chants des bédouins tripolitains tunisiens, p 2) – d’où la façon distinguée et antique de prononcer son nom محمّد (Cf. mon légendes et poèmes tunisiens, Tome 1, p XXX et al.), alors que l’autre se nommait simplement M’hammed, car il n’est pas de l’ordre des chanteurs gradués.
    Concernant le contenu de ces textes, dont la grande partie est caractérisée comme légendes avec un coloris historique ou pas (de I à XIV), alors que de XV à XXIII s’agit-il de contes d’animaux et de fables et de XXIV à XXVI d’histoires drôles, mais je ne voudrais pas m’étaler ici.
    Les berbères de Tamazratt appellent leur dialecte un chleuh (tacelḥit en berbère, cilḥa en arabe). Les autres tribus berbères – et non pas seulement les tunisiennes – donnent cette désinence aussi à la langue qu’ils parlent. Sur la page 5 de mon Manuel de Chleuh de Tazerwalt j’ai bien mis en relief qu’une appellation identique de leur langue ne fait aucunement rapprocher entre eux les tribus isolées des berbères.
    Une esquisse grammaticale du dialecte des textes parus dans ce livre sera prochainement publiée.
    التعديل الأخير تم بواسطة سليمان بكاي; الساعة 08-08-2012, 16:25.

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    • سليمان بكاي
      أديب مترجم
      • 29-07-2012
      • 507

      #3
      L’histoire de sept filles et une ogresse

      Il était une fois un homme marié à une belle femme. Elle lui avait donné sept filles. Puis elle décéda et laissa les filles avec leur père. Après un temps, l’homme épousa une autre femme. Celle-ci s’occupait des filles qui, après un certain moment, l’avaient cependant fatiguée. Un jour elle dit à son mari : « Emporte les filles et tue les, sinon je m'en vais pour toujours ! » L’homme, qui toutefois aimait tant sa femme, répondit : « Mais comment dois-je faire ça avec les enfants ? » Elle dit : « Ramène-les à la forêt pour qu’elles perdent le chemin. » « Bien ! » répondit l’homme déséspéré

      Le lendemain, le père s’adressa à ses filles : « Levez-vous ; allons nourrir le bétail ! » « Super ! » répondirent-elles. Il ramena les filles et les garda avec le bétail. La plus jeune des filles avait apporté de la cendre dans un sac. Alors, dès qu’elle quitta la ville, elle en mit un peu tout au long de la route. Les filles arrivèrent à un endroit très lointain ; le père les emmena sous un arbre et leur dit : « Restez ici jusqu’à ce que je revienne ! » Il prit le chemin du retour laissant ses filles là-bas. La nuit tombant, la plus jeune dit à ses sœurs : « Votre père est revenu à la maison et nous a laissées ici toutes seules. Revenons à la maison. » Les sœurs rétorquèrent : « Nous ne connaissons pas le chemin ! » La plus jeune dit : « Vous n’avez qu’à me suivre ! ». Alors, elles suivaient la cendre et elles arrivèrent chez-elles. Elles trouvèrent leur père en train de prendre son dîner. Il leur dit : « J’ai bien voulu venir vous chercher moi-même. » les filles répondirent : « Mais bon, nous sommes arrivées toutes seules »
      Pendant la nuit la femme dit à son époux : « Tu n’as pas conduit les filles à la forêt. Tu m’as raconté des mensonges. Donne-moi mon divorce et reste avec tes filles. » Il lui répondit : « Ce sont mes filles ; réfléchis comment dois-je faire avec elles. » La femme répondit : « Je vais réfléchir tout de suite. » Et ils se turent tout les deux. Après trois jours la femme dit : « Apporte des costumes neuves pour les filles, puis dis leur que vous allez assister à une fête de mariage. Et tu vas les ramener à un endroit lointain où il y a un puits. Lorsque tu arrives à l’ouverture du puits tu y jettes ton fez délibérément et tu leur demandes laquelle d’entre elles t’aime beaucoup et peut descendre dans le puits et te ramener ton fez. Après quand une de tes filles veut descendre tu la déshabilles ...jusqu’à ce que tu les fasses toutes descendre. Alors tu récupères leurs costumes et tu retournes à la maison »
      Tôt le matin, l’homme se mit debout et s’adressa à ses filles : « J’ai un ami, un bédouin, qui organise une fête de mariage. Je voudrais bien que vous m’y accompagniez. » Et sans attendre il se mit à habiller ses enfants de costumes et de bijoux empruntés et les ramena avec lui. Après, il arriva à un endroit désert où se trouvait un puits. Lorsqu’il arriva à l’ouverture du puits il jeta son fez. Puis il dit aux filles : « Laquelle de vous, mes petites, m’aime beaucoup et veut descendre pour aller chercher mon fez ? » L’aînée répondit : « Je vais descendre dans le puits. » Le père dit : « Enlève ton costume et descends ! » La fille se déshabilla et descendit. Les cinq filles suivantes faisaient pareillement avec leurs costumes. Mais il ne restait que la plus jeune. Son père lui dit : « Les six n’ont pas pu apporter le fez ; tu dois donc aller le chercher ! Elles sont incapables de le faire ; enlève donc ton costume et descends dans le puits et ramène le fez ! » « Entendu ! » Répondit la plus jeune. Lorsqu’elle était en train de tirer son costume elle jeta rapidement ceux de ses sœurs dans le puits avant de se déshabiller complètement. Son père cria : « Pourquoi veux-tu me tromper ? » La fille rétorqua : « C’est toi qui nous as trompées ; à cause de ta femme tu nous as jetées dehors ! Tire-toi donc d’ici ; Dieu nous gardera, et retourne à celle à cause de laquelle tu nous jettes ! » Après qu’elle avait dit ses mots à son père, elle se jeta dans le puits et rejoignit ses six sœurs dans la profondeur du puits
      Les filles étaient donc au fond du puits et commençèrent à creuser un trou. Après quelques jours, la voie souterraine mena à la demeure d’une ogresse qui était aveugle. Elle était, comme elles pouvaient le voir, en train de moudre la farine pour son dîner. Pendant que l’ogresse moulait, la plus jeune prit de sa farine et en donna à ses sœurs. Comme la sorcière moulait encore et encore, elle vit sa farine disparaître de plus en plus. Elle dit étonnante : « Comment cela se fait-il ? » et prit un coq qu’elle mit dans une cavité. Alors, lorsque la fille tendit sa main (pour voler), le coq se mit à crier. La sorcière saisit donc la fille, la tira et l’interrogea : « Y-a-t-il quelqu’un autre ici ? » « Non ! » répondit la fille. Dorénavant la fille s’occupait des tâches ménagères chez l’ogresse. Celle-ci lui avait dit : « Reste ici et tu seras comme mon enfant ! » Et la fille demeurait chez elle. Lorsque le mari de l’ogresse arriva, il lui dit : « D’où vient-elle ? » L’épouse répondit : « C’est Dieu qui me l’a donnée pour qu'elle soit une fille pour moi. Alors la fille faisait toujours ainsi : lorsqu’elle préparerait le dîner, elle en donnait la moitié à l’ogresse et son mari et l’autre moitié à ses sœurs qui se trouvaient dans un caveau

      Elle passait déjà trois ans au service de cette ogresse lorsque la grande fête des sorcières se rapprochait. La femme dit à son mari : « Prends la fille avec toi à la forêt et égorge-la pour en faire notre rôti de fête ! » L’homme prit la fille à la forêt. Arrivés, ils trouvèrent un long palmier qui portait ses dattes. La fille dit à l’ogre : « Monte là-haut et cueillis pour moi quelques dattes, et j’irai apporter du bois et le couper en morceau pour ma mère. » « Bien ! » approuva l’ogre et monta le palmier tandis que la petite se dépêcha et ramassa du bois à brûler qu’elle mit autour du palmier. L’ogre demanda : «Pourquoi empiles-tu du bois autour du palmier ? » La petite répliqua : « cueillis les dattes et ne t’occupe de rien tandis que j’accomplis mon devoir ! » La fille ramassait encore du bois et l’entassait dans l’entourage du palmier ; elle en fit dix fagots puis les brûla. L’ogre l’appela au secours et lui proposa de lui donner tout ce qu’elle voulait dans ce monde. « Non, je ne veux rien ! » répondit l’enfant. Alors, l’ogre s’effondra du haut du palmier au milieu du feu et mourut. La petite retourna à la maison. « Où est ton père ? » dit l’ogresse. La fille répondit : « il est fatigué, mais il va venir tout de suite. » La femme dit : « Allez, laisse-moi monter sur ton dos et aller vers lui ! » La fille la laissa monter sur son dos et elles partirent ensemble. Lorsqu’elles arrivèrent, la fille vit un puits qui était sans fond. La fille jeta donc la sorcière là-dedans, se retourna à ses sœurs et les fit sortit de leur caveau

      Les enfants trouvèrent tant de belles choses et beaucoup d’argent appartenant à l’ogresse et son mari et découvrirent aussi l’endroit où l’ogre avait l’habitude d’atteindre le monde de l’Au-delà. Elles ne voulaient plus revenir à leur père. Elles se rendirent plutôt au village du Supérieur et se marièrent. Elles devinrent toutes riches et vécurent heureuses

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      • المختار محمد الدرعي
        مستشار أدبي. نائب رئيس ملتقى الترجمة
        • 15-04-2011
        • 4257

        #4
        الأديب و المترجم القدير سليمان بكاي
        كانت الرحلة في الجنوب التونسي شيقة
        و ممتعة لدرجة أننا تمنيناها أن لا تنتهي
        و كم تمنينا معها لو كانت هذه الترجمة
        أيضا للعربية حتى يتمتع أخواننا و أخواتنا
        الغير ناطقين للفرنسية بهذا العمل
        الكبير بحجم ذلك الجنوب التونسي الرائع
        بثقافاته و عاداته المتعددة الأعراق
        لك ودي و تقديري أخي المبدع الرائع
        [youtube]8TY1bD6WxLg[/youtube]
        الابتسامة كلمة طيبة بغير حروف



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        • منيره الفهري
          مدير عام. رئيس ملتقى الترجمة
          • 21-12-2010
          • 9870

          #5
          الأستاذ المترجم القدير
          سليمان بكاي

          سعيدة بانضمام قامة كبيرة مثلك لملتقى الترجمة
          و سعيدة اكثر بهذا العمل الكبير المميز
          و هذه اللغة الفرنسية الراقية المائزة
          شكرااا لوجودك معنا أستاذي و شكرا لهذه الترجمة الجميلة جدا لقصة من قصص الجنوب التونسي
          تقديري سيدي

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          • سليمان بكاي
            أديب مترجم
            • 29-07-2012
            • 507

            #6
            أستاذ محمد، أستاذة منيرة
            لكما شكري و تقديري على التعليق
            و فيما يخص الترجمة إلى العربية فسأحاول ذلك في ما يأتي من الأيام بحول الله

            تعليق

            • سليمان بكاي
              أديب مترجم
              • 29-07-2012
              • 507

              #7
              L’histoire d’Ali Oumassoud et la sorcière

              Traduit par Slimane bekey



              .Il était une fois un bédouin qui avait un enfant. Ce bedouin possédait un jardin de figuiers
              . Chaque jour le jeune montait son âne et ramenait des figues : il en chargeait toujours son âne. Un jour une sorcière s’approcha et lui dit : « Donne-moi un peu de figues ! » Le jeune répondit : « Tu peux cueillir toi-moi de ce figuier-là ! »


              « ?Pourquoi ? Suis-je un chameau »

              « Prends donc du panier »

              « ?Pourquoi ? Suis-je une vache »

              « Donc ramasse quelques une de la terre »

              « Pourquoi ? Suis-je un chien ? Oh, mon neveu, tu es un mauvais garçon »

              « ?Que veux-tu alors »

              « Donne-moi les figues et de tes propres mains dans les miennes »

              « Bon ! » Alors, lorsqu’il prit les figues et les donna à la sorcière, elle le saisit de la main, le jeta derrière son dos et commença à le traîner.

              Elle passa devant des gens qui tondaient des céréales. Elle leur dit : « Que Dieu vous aide ! J’ai soif ; donnez-moi à boire ! » Les gens lui remplirent une cruche d’eau, la lui donnèrent et dirent : « Prend et bois ! Mais qu’est-ce que tu as en fait dans le renflement sur ton dos ? » Elle dit : « C’est mon fils. » Alors, lorsque les gens jetèrent un coup d’œil, ils découvrirent qu’il s’agissait d’un petit d’homme. Elle leur dit : « Ajustez-moi bien le baluchon sur mon dos, car ça glisse ! » Les gens prirent rapidement la cruche d’eau, la mirent dans le baluchon et sortirent le jeune. Alors, ils dirent à la sorcière : « voilà, maintenant nous avons bien ajusté le baluchon sur ton cou. » Puis ils retournèrent vers le jeune : « Sauve-toi vite ! » et le jeune courra vers le jardin pour charger rapidement les figues et retourner chez ces parents.

              Lorsque la sorcière, après quelque temps, arriva chez elle, elle descendit son baluchon roulé mais ne trouva dedans que la cruche ! Alors, elle sautait furieusement ça et là et s’arrachait les cheveux. Elle se retourna encore une fois au jardin des figuiers, d’où elle avait traîné le jeune garçon. Elle l’y trouva encore. « Que Dieu t’apporte de l’aide, cher neveu ! » lui dit-elle. « Que Dieu te salue ! » répondit-il.

              « Donne-moi quelques figues »

              « Prends toi-même de l’arbre »

              « ?Comment ? Suis-je un chameau »

              « Prends donc toi-même du panier »

              « ?Comment ? Suis-je une vache »

              « Alors, tu les ramasses de la terre »

              « ?Comment ? Suis-je un chien »

              « ?Que veux-tu donc »

              « Je veux que tu me les donnes de tes propres mains dans les miennes. » Et lorsque le jeune lui tendit la main, elle l’attrapa, le mit dans son baluchon et le tira de nouveau.

              Arrivée chez-elle, elle appela sa fille qui se nommait Chenchouna. « Chenchouna, je t’ai ramené ici un petit frère ; un beau garçon. Surveille-le bien ! » Ainsi le jeune restait avec la fille de la sorcière. Celle-ci allait toujours à la chasse et lui apportait des lapins ou des gazelles, mais de la chair humaine pour elle et sa fille. Ils restaient dix ans ensemble. Après, la sorcière dit un jour à sa fille : « Est-ce que ton frère s’est bien grossi maintenant ? » « Il est gros bien comme il faut. » répondit la fille. « Viens ! Je veux te dire quelque chose. » « Oui ! » Et la sorcière lui dit : « Demain est un jour de fête. Je veux à l’occasion inviter tes tantes ; mais toi, tu diras demain à Ali : « je veux te raser, car aujourd’hui est un jour de fête ! » Lorsque tu es prête et tu le rases et tu arrive avec le couteau à son cou, alors tu l’abats ! » Ali avait toutefois tout entendu.

              Le lendemain, quand ils se réveillèrent, la fille dit à Ali : « écoute ! Je veux te raser ; aujourd’hui est un jour de fête. » Ali lui répondit : « Non, je veux d’abord te raser. » « D’accord ! » Répondit la fille. Alors, le jeune commençait à la raser et lorsqu’il trouva le bon endroit sur son cou, il l’abattit. Ensuite, il la déshabilla et porta ses vêtements. Puis, il prit une marmite et la mit sur le feu. Il roulait le couscous et le préparait avec de la viande, plutôt la chair de la fille. Aussi il découpait ses mamelons et cachait les morceaux au fond de l’écuelle. Plus tard, la mère revint accompagnée de ses sœurs. Elle dit à sa (soi-disant) fille : « as-tu déjà préparé le déjeuner, mon enfant ? » « Il est là-bas préparé. » fut la réponse. « Vas-y avec tes tantes et déjeunez ! » Les tantes faisaient ainsi. La soi-disant fille dit ensuite : « Maman, plonge ta main jusqu’au fond de l’écuelle ! Il y a aussi les mamelons du garçon. Prends-en ta part ! » Les tantes continuaient à déjeuner, mais Ali s’éloigna et les laissa. Il se rendit à l’endroit où l’on déposait les armes et aussi à la chambre d’argent, celle de la selle et celle des vêtements. Il alla ensuite à l’écurie de chevaux et choisit un bon brave cheval. Il lui mit la selle, tira solidement la sous-ventrière, porta un beau costume, s’entoura de bonnes armes et monta sur le cheval. Puis, il se retourna encore vers la sorcière. Il lui dit : « Maman, as-tu déjà mangé les mamelons de Chenchouna ou pas encore ? Tu l’as ordonnée et lui dit : « abats ton frère, demain est la fête, je veux inviter mes sœurs pour qu’elles déjeunent chez nous ! » Alors, j’ai abattu ta fille, j’en ai préparé le déjeuner pour toi et tes sœurs. Est-ce que le déjeuner était à votre goût ? »

              La sorcière lança des hurlements mais Ali tira son couteau et tomba sur elle. Il la battit puis la trancha en deux. Ensuite, il se retourna aux autres sorcières et les tua aussi. Après cela il regagna son cheval et le monta. De la chambre d’argent il remplissait son sac de voyage suffisamment d’argent et prit le chemin du retour.

              Depuis longtemps, ses parents le considéraient mort, car ils avaient entendu qu’il était traîné par la sorcière. Ils l’avaient alors abandonné. Après quinze ans d’absence, il revint encore comme un adulte. On lui interrogea : « Qui es-tu ? » Il répondit : « Je suis Ali Oumessaoud. » « Il n’a pas été dévoré par une sorcière lorsqu’il était petit ? » lui demanda-t-on. « Oui, lorsque j’étais petit elle m’a pris chez elle où je suis resté quinze ans. Toutefois Dieu m’a libéré d’elle ; je l’ai tuée et me voilà revenu ! »
              التعديل الأخير تم بواسطة سليمان بكاي; الساعة 11-08-2012, 11:10.

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              • سليمى السرايري
                مدير عام/رئيس ق.أدب وفنون
                • 08-01-2010
                • 13572

                #8
                [frame="7 90"]

                استمتعت كثيرا أستاذي سليمان بهذه الأسا
                طير التي عادت بي إلى زمن جميل هناك في ربوع تونسنا الخضراء
                وذلك الجنوب الذي مازل يملأ مساحات شاسعة في الروح والذاكرة.
                تمزرت قريتي البربرية الشامخة فوق الجبال، تلك التي مازالت رغم مرور الزمن لم تتأثّر بعوامل الطبيعة ولو أنه أصابتها بعض التجاعيد الطفيفة.
                "" الرحلة إلى قرية تمزرت، تلك التي تبدو لي عروسا تتهادى في حريرها المطرّز بـالرموز البربريّة الغامضة و المثيرة و النادرة - اذن ، هي اعراس الصيف تعيد لنا صدى تلك الجبال والغابات الخجولة المنزوية بينها --- هي دهشة الطبيعة الجبليّة التي تعيد لنا حضارة الأجداد - ترانيم الماضي ومواويل الحاضر يلتقيان عند نقطة واحدة اسمها : ~ تمزرت ~
                هذه البلدة الجميلة بمناخها وطبيعتها وجوّها العام يجلب السياح ويضفي على جمالها جمالا آخر خاصة المهرجان - كم يسعدني معانقة كل ذلك السحر وتلك الطيبة المطلّة من عيون الأهالي - كم اعشق قطيع الماشية عند الغروب وصوت المؤذن من صومعة " بابا مسعود " او" رأس البلاد "
                - هناك يتربع المقهى الأبيض كما يحلو لي أن أسمّيه .
                وتحملني اللهفة والشوق إلى تلك الربوع و أنا اميرة بربريّة شرّدتها المدائن وغلبتها حضارة المدن المالحة -
                ها هو عشقي الابديّ لقريتي يشرق بالضياء وانا التي حرمتني الالتزامات المهنيّة للاستمتاع بصحبتهم الغالية الحميميّة وانا أدري أن الرحلة لمهرجان تمزرت سيكون في غاية السحر والتقارب والتآلف.......
                آآآه لو أكبر عند السؤال .. : متى أنام على كف قريتي وتداعب وجنتي سعيفات النخيل ؟؟ ""

                وتأكيدا لما ورد في مقالتك هنا سيّدي، أن السوّاح الألمان لهم محبة خاصة جدا لهذه القرية وقد قامت شركات كبرى المانية بترميم طرقات القرية بأكملها حتى المقهى العالي في "رأس البلاد" كما نطلق عليه.
                أسعدني جدا هذا المتصفّح واعتبره هديّة العيد لا تُنسى .

                كلّ سنة وانت طيّب


                فائق التحيّة والتقدير
                .


                أصيلة قرية تمزرت
                [/frame]
                التعديل الأخير تم بواسطة سليمى السرايري; الساعة 18-08-2012, 13:31.
                لا تلمني لو صار جسدي فاكهة للفصول

                تعليق

                • سليمى السرايري
                  مدير عام/رئيس ق.أدب وفنون
                  • 08-01-2010
                  • 13572

                  #9
                  [frame="7 90"]
                  أميرة الجبال - تمزرت –

                  و لقاء تلفزيوني مع السيّدة علياء لبوز



                  http://www.youtube.com/watch?v=J3KHe6N4mzI





                  [/frame]
                  التعديل الأخير تم بواسطة سليمى السرايري; الساعة 18-08-2012, 13:14.
                  لا تلمني لو صار جسدي فاكهة للفصول

                  تعليق

                  • أ.د/خديجة إيكر
                    أستاذة جامعية
                    • 24-01-2012
                    • 275

                    #10
                    المشاركة الأصلية بواسطة سليمان بكاي مشاهدة المشاركة
                    السلام عليكم
                    قدم لي أحد الإخوة، مهتم بالبحث في الأمازيغية، كتابا للأستاذ الألماني هانس شتومه Hans Stumme (للتعرف على المؤلف انقر على اسمه) نشر سنة 1900، سائلا أن أترجمه إلى لغة تمكّنه من فهم محتوى الكتاب، فأجبت طلبه و ترجمت المحتوى إلى الفرنسية.
                    جمع الكاتب قصصا كان سكان مدينة تامزرات (أو تامزغات) يروونها، و هي في مجموعها ست و عشرون. كتبها بداية بالبربرية ثم ترجمها إلى الألمانية، لأقدمها للقارئ الكريم تباعا.
                    قراءة طيبة Bonne lecture
                    الأستاذ الفاضل سليمان بكاي

                    حضورك هنا مثمر مفيد أيها المعطاء
                    دام لك هذا النشاط و هذا الووجود الراقي


                    غير أني لي ملاحظة على استعمالك عنوان " أساطير بربرية "( berbere)
                    فكما تعلم ــ أستاذي ــ مصطلح ( بربر) استعماري لا ينبغي استخدامه و لا الترويج له ، فبداية ُظهوره كانت مع الرومان في نهاية امبراطوريتهم . كانوا يطلقونه على القبائل التي لم يستطيعوا السيطرة عليها و حاربتهم بضراوة ، فاعتبروهم هَمجا حتى ينتقصوا منهم . و بما أن الحضارة الغربية قائمة على الحضارة الرومانية و العقلية الرومانية ، فقد استعمل الفرنسيون كذلك هذا المصطلح القَدْحي للحطّ من قيمة الأمازيغ ، طبعاً فالغرب مصدر الحضارة و غيرُه بربر و متخلفون و .. .
                    فالأصوب أن نقول الأمازيغ و ليس البربر .
                    يقول المؤرخ ابن خلدون في مقدّمته عن الأمازيغ : "وأما تخلُّقهم بالفضائل الإنسانية وتنافسهم في الخلال الحميدة وما جبلوا عليه من الخلق الكريم مرقاة الشرف والرفعة بين الأمم ،ومدعاة المدح والثناء من الخلق مِن عِزّ الجوار، وحماية النَّزيل ، ورعي الأَذِمة والوسائل ،والوفاء بالقول والعهد ،والصبر على المكاره ، والثبات في الشدائد‏.‏ وحُسن المَلَكة ، والإغضاء عن العيوب ، والتَّجافي عن الانتقام ، ورحمة المسكين ، وبر الكبير ، وتوقير أهل العلم ، وحمل الكَلّ وكسب المعدوم‏.‏ وقِرَى الضيف ، والإعانة على النوائب ، وعُلوّ الهِمّة ، وإباية الضَّيم ،ومشاقة الدول ، ومقارعة الخطوب ، وغلاب الملك ، وبيع النفوس من الله في نصر دينه‏.‏ فلهم في ذلك آثار نقلها الخلف عن السلف لو كانت مسطورة لحفظ منها ما يكون أسوة لمتبعيه من الأمم وحسبك ما اكتسبوه من حميدها واتصفوا به من شريفها أن قادتهم إلى مراقي العز ، وأوفت بهم على ثنايا الملك حتى علت على الأيدي أيديهم ومضت في الخلق بالقبض والبسط أحكامهم‏ "

                    دمتَ و سلمتَ
                    التعديل الأخير تم بواسطة أ.د/خديجة إيكر; الساعة 19-08-2012, 00:18.

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