أساطير من الجنوب التونسي مترجمة: Ali Oumassoud et la sorcière

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  • سليمان بكاي
    أديب مترجم
    • 29-07-2012
    • 507

    أساطير من الجنوب التونسي مترجمة: Ali Oumassoud et la sorcière

    L’histoire d’Ali Oumassoud et la sorcière

    Traduit de l'allemand par

    Slimane Bekaye




    Il était une fois un bédouin qui a un bel un enfant. Il possedait un jardin de figuiers. Chaque jour le jeune montait son âne et ramenait des figues : il en chargeait toujours son âne. Un jour une sorcière s’approcha et lui dit : « Donne-moi un peu de figues ! » Le jeune répondit : « Tu peux cueillir toi-moi de ce figuier-là ! »

    « ?Pourquoi ? Suis-je un chameau »

    « Prends donc du panier »

    « ?Pourquoi ? Suis-je une vache »

    « Donc ramasse quelques une de la terre »

    « Pourquoi ? Suis-je un chien ? Oh, mon enfant, tu es un mauvais garçon »

    « ?Que veux-tu donc »

    « Donne-moi les figues de tes propres mains et dans les miennes »

    « Bon ! » Alors, lorsqu’il prit les figues et les donna à la sorcière, elle le saisit de la main, le jeta derrière son dos et commença à le traîner.

    Elle passa devant des gens qui tondaient des céréales. Elle leur dit : « Que Dieu vous aide ! J’ai soif ; donnez-moi à boire ! » Les gens lui remplirent une cruche d’eau, la lui donnèrent et dirent : « Prends et bois ! Mais qu’est-ce que tu as en fait dans le renflement sur ton dos ? » Elle dit : « C’est mon fils. » Alors, lorsque les gens jetèrent un coup d’œil, ils découvrirent qu’il s’agissait d’un petit homme. Elle leur dit : « Ajustez-moi bien le baluchon sur mon dos, car ça glisse ! » Les gens prirent rapidement la cruche d’eau, la mirent dans le baluchon et sortirent le jeune. Alors, ils dirent à la sorcière : « voilà, maintenant nous avons bien ajusté le baluchon sur ton cou. » Puis ils retournèrent vers le jeune : « Sauve-toi vite ! » et le jeune courra vers le jardin pour charger rapidement les figues et retourner chez ces parents.

    Lorsque la sorcière, après quelque temps, arriva chez elle, elle descendit son baluchon roulé mais ne trouva dedans que la cruche ! Alors, elle sautait furieusement ça et là et s’arrachait les cheveux. Elle se retourna encore une fois au jardin des figuiers, d’où elle avait traîné le jeune garçon. Elle l’y trouva encore. « Que Dieu t’apporte de l’aide, cher neveu ! » lui dit-elle. « Que Dieu te salue ! » répondit-il

    « Donne-moi quelques figues »

    « Prends toi-même de l’arbre »

    « ?Comment ? Suis-je un chameau »

    « Prends donc toi-même du panier »

    « ?Comment ? Suis-je une vache »

    « Alors, tu les ramasses de la terre »

    « ?Comment ? Suis-je un chien »

    « ?Que veux-tu donc »

    « Je veux que tu me les donnes de tes propres mains et dans les miennes. » Et lorsque le jeune lui tendit la main, elle l’attrapa, le mit dans son baluchon et le tira de nouveau.

    Arrivée chez-elle, elle appela sa fille qui se nommait Chenchouna. « Chenchouna, je t’ai ramené ici un petit frère ; un beau garçon. Surveille-le bien ! » Ainsi le jeune restait avec la fille de la sorcière. Celle-ci allait toujours à la chasse et lui apportait des lapins ou des gazelles, mais de la chair humaine pour elle et sa fille. Ils restaient dix ans ensemble. Après, la sorcière dit un jour à sa fille : « Est-ce que ton frère s’est bien grossi maintenant ? » « Il est gros bien comme il faut. » répondit la fille. « Viens ! Je veux te dire quelque chose. » « Oui ! » Et la sorcière lui dit : « Demain est un jour de fête. Je veux à l’occasion inviter tes tantes ; mais toi, tu diras demain à Ali : « je veux te raser, car aujourd’hui est un jour de fête ! » Lorsque tu es prête et tu le rases et tu arrives avec le couteau à son cou, et tu l’abats ! » Ali avait toutefois tout entendu

    Le lendemain, quand ils se réveillèrent, la fille dit à Ali : « écoute ! Je veux te raser ; aujourd’hui est un jour de fête. » Ali lui répondit : « Non, je veux d’abord te raser. » « D’accord ! » Répondit la fille. Alors, le jeune commençait à la raser et lorsqu’il trouva le bon endroit sur son cou, il l’abattit. Ensuite, il la déshabilla et porta ses vêtements. Puis, il prit une marmite et la mit sur le feu. Il roulait le couscous et le préparait avec de la viande, plutôt la chair de la fille. Aussi il découpait ses mamelons et cachait les morceaux au fond de l’écuelle. Plus tard, la mère revint accompagnée de ses sœurs. Elle dit à sa (soi-disant) fille : « as-tu déjà préparé le déjeuner, mon enfant ? » « Il est là-bas préparé. » fut la réponse. « Vas-y avec tes tantes et déjeunez ! » Les tantes faisaient ainsi. La soi-disant fille dit ensuite : « Maman, plonge ta main jusqu’au fond de l’écuelle ! Il y a aussi les mamelons du garçon. Prends-en ta part ! » Les tantes continuaient à déjeuner, mais Ali s’éloigna et les laissa. Il se rendit à l’endroit où l’on déposait les armes et aussi à la chambre d’argent, celle de la selle et celle des vêtements. Il alla ensuite à l’écurie de chevaux et choisit un bon brave cheval. Il le selle, tira solidement la sous-ventrière, porta un beau costume, s’entoura de bonnes armes et monta sur le cheval. Puis, il se retourna encore vers la sorcière. Il lui dit : « Maman, as-tu déjà mangé les mamelons de Chenchouna ou pas encore ? Tu l’as ordonnée et lui dit : « abats ton frère, demain est la fête, je veux inviter mes sœurs pour qu’elles déjeunent chez nous ! » Alors, j’ai abattu ta fille, j’en ai préparé le déjeuner pour toi et tes sœurs. Est-ce que le déjeuner était à votre goût »

    La sorcière lança des hurlements mais Ali tira son couteau et l'égorgea. Il l'abattit puis la trancha en deux. Ensuite, il se retourna aux autres sorcières et les tua aussi. Après cela il regagna son cheval et le monta. De la chambre d’argent il remplissait son sac de voyage suffisamment d’argent et prit le chemin du retour.

    Depuis longtemps, ses parents le considéraient mort, car ils avaient entendu qu’il était traîné par la sorcière. Ils l’avaient alors abandonné. Après quinze ans d’absence, il revint encore comme un adulte. On lui interrogea : « Qui es-tu ? » Il répondit : « Je suis Ali Oumessaoud. » « Il n’a pas été dévoré par une sorcière lorsqu’il était petit ? » lui demanda-t-on. « Oui, lorsque j’étais petit elle m’a pris chez elle où je suis resté quinze ans. Toutefois Dieu m’a libéré d’elle ; je l’ai tuée et me voilà revenu ! »

    التعديل الأخير تم بواسطة سليمان بكاي; الساعة 02-09-2012, 18:59.
  • منيره الفهري
    مدير عام. رئيس ملتقى الترجمة
    • 21-12-2010
    • 9870

    #2
    و تبقى تلك الأساطير هي تاريخنا الجميل الآفل
    شكرا استاذنا المترجم القدير
    سليمان بكاي
    على الترجمة الرائعة و على الاسلوب الجميل الذي كتبت به
    استمتعت جدا بالقصة التي حكتها لنا جدتي و الأن أقرأها هنا و قد صغتَها بقلمك المميز
    تقديري و تحياتي بما يليق أخي الفاضل

    تعليق

    • محسن الفقي
      مترجم وأديب
      • 04-10-2009
      • 102

      #3
      اللّغة سلسة انسيابيّة تتماهى مع الأحداث لتُبدع في بناء مشاهد مُتحرّكة تُغازلُ ذاكرتنا الجمعيّة و تردُّ الينا تألّق ماضينا الذي كسرت شوكته وسائل الاتّصال الحديثة دون أن تقتله لذلك وجد هذا النّصّ فينا سرورا حين نبش في الذاكرة و أعاد بعثها من سديم ديجور..
      شُكرا استاذي الجميل على هذه الفُسحة و شكرا أكثر على ترجمة لذيذة لا تُؤرّق..

      تعليق

      • سليمان بكاي
        أديب مترجم
        • 29-07-2012
        • 507

        #4
        الأستاذة منيرة
        الأستاذ محسن
        لكما مني بالغ الثناء على مروركما و على إطراءكما الطيب، و أرجو دوما أن أكون عند حسن الظن و أقدم للملتقى ما يليق به و بقاماته

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