Elizabeth Bishop: The farmer's children (part 2) /Traduite par Walid Akermi

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  • وليد العكرمي
    أديب مترجم
    • 22-08-2013
    • 324

    Elizabeth Bishop: The farmer's children (part 2) /Traduite par Walid Akermi


    The farmer’s children


    (Part two)

    It was December and frightfully cold. The full moon was just coming up and the tin roof of the farmhouse and patches of the macadam road caught her light, while the farm yard was still almost in darkness. The children had been put outdoors by their mother, who was in a fit of temper because they got in her way while she was preparing supper. Bundled up in mackinaws, with icy hands, they played at raft and shipwreck. There was a pile of planks in a corner of the yard, with which their father had long been planning to repair some outhouse or other, and on it Lea Leola and Rosina sat stolidly, saved, while Cato, with a clothes-pole, stood up and steered. Still on the sinking ship, a chicken coop across the yard, stood the baby, Gracie Bell, holding out her arms and looking apprehensively around her, just about to cry. But Emerson was swimming to her rescue. He walked slowly, placing his heal against his toes at every step, and swinging both arms round and round like windmills

    “Be brave, Gracie Bell! I’m almost there!” he cried. He gasped loudly. “My strength is almost exhausted, but I’ll save you”

    Cato was calling out, over and over, “Now the ship is sinking inch by inch! Now the ship is sinking inch by inch”

    Small and silvery, their voices echoed in the cold countryside. The moon freed herself from the last field and looked evenly across at the imaginary ocean tragedy taking place so far inland. Emerson lifted Gracie Bell in his arms. She clutched him tightly around the neck and burst into loud sobs, but he turned firmly back, treading water with tiny up-and-down steps. Gracie Bell shrieked and he repeated “I’ll save you, Gracie Bell. I’ll save you, Gracie Bell,” but did not change his pace

    The mother and stepmother suddenly opened the back door

    “Emerson!” she screamed. “Put that child down! Didn’t I tell you the next time you made that child cry I’d beat you until you couldn’t holler? Didn’t I?”

    “Oh Ma, we was just …”

    “What’s the matter with you kids, anyway? Fight and scrap, fight and scrap, and yowl, yowl, yowl, from morning to night. And you two boys, you’re too big,” and so on. The ugly words poured out and the children stood about the yard like stage-struck actors. But as their father said, “Her bark was worse than her bite,” and in a few minutes, as if silenced by the moon’s bland reserve, she stopped and said in slightly lower voice, “All right, you kids. What are you standing there waiting for? Come inside the house and get your supper.”

    The kitchen was hot, and the smell of fried potatoes and the warm yellow light of the oil lamp on the table gave an illusion of peacefulness. The two boys sat on one side, the two older girls sat on the other, and Gracie Bell on her mother’s lap at the end. The father and Judd had gone to town, one reason why the mother had been unusually bad-tempered all afternoon. They ate in silence, except for the mother’s endearments to Gracie Bell, whom she was helping to drink tea and condensed milk out of a white cup. They ate the fried potatoes with pieces of pork in them, slice after slice of white “store” bread and dishes of “preserves,” and drank syrupy hot tea and milk. The oilcloth on the table was light molasses-colored, sprinkled with small yellow poppies; it glistened pleasantly, and “preserves” glowed, dark red blobs surrounded by transparent ruby

    To be continued

    *******


    Les enfants du fermier



    (Deuxième partie)

    Une nouvelle d’Elizabeth Bishop
    Traduite vers le français par Walid Akermi


    C’était le mois de décembre et il faisait affreusement froid. La pleine lune venait de paraitre et le toit en tôle de la maison de la ferme et des taches de la route du macadam recevaient sa lumière alors que la basse-cour était encore dans le noir. Les enfants ont été mis en dehors par leur mère, qui était d’un mauvais tempérament parce qu’ils ont été sur son chemin quand elle préparait le diner. Emmitouflés dans leurs manteaux, avec des mains glacées, ils jouaient radeau et naufrage. Il y avait un tas de planches dans un coin de la cour, avec lesquelles leur père avait eu l’intention de réparer un hangar à l’extérieur ou quelque chose d’autre, et sur lesquelles s’asseyaient Lea Leola et Rosina impassiblement alors que Cato, avec une corde de linge, tenait debout et le dirigeait. Encore sur le navire coulant, un poulailler à l’autre côté de la cour, la petite enfant Gracie Bell, debout, tenait ses bras en haut et regardait anxieusement autour d’elle, sur le point de pleurer. Mais Emerson nageait pour la sauver. Il marchait lentement, en plaçant son talon contre ses orteils à chaque pas, et nageait en faisant des cercles avec ses bras comme des moulins à vent.

    « Sois courageuse, Gracie Bell ! Je suis presque là ! » Criait-il. Il respirait fort. « Mon effort est presque épuisé, mais je te sauverai ! »
    Cato criait encore et encore, « Maintenant le navire coule pouce par pouce ! Maintenant le navire coule pouce par pouce ! »
    Petites et argentines, leurs voix résonnaient dans la campagne froide. La lune se dégagea du dernier champ et regarda en face la tragédie imaginaire de l’océan ayant lieu si loin à l’intérieur. Emerson souleva Gracie Bell dans ses bras. Elle s’accrocha à lui fermement autour de son cou et s’éclata de pleurer, mais il retourna en foulant l’eau avec de petits pas en haut et en bas. Gracie Bell hurla et il répliqua : « Je te sauverai Gracie Bell. Je te sauverai Gracie Bell », mais ne changea plus un pas.
    La mère et la belle-mère ouvrit soudain la porte de derrière. « Emerson ! » cria-t-elle. Mets cette enfant en bas ! Ne t’ai-je pas dit la prochaine fois tu fais pleurer cette enfant je te frapperais jusqu’à ce que tu ne ?pourrais plus brailler. Ne t’ai-je pas dit

    « Oh maman, nous était juste… »
    « Qu’est-ce qui vous arrive les enfants, quand même ? Dispute et débris, dispute et débris et hurler, hurler, hurler… du matin au soir. Et vous deux les garçons, vous êtes assez grands », et ainsi de suite. Les mauvais mots versés abondamment et les enfants debout dans la cour comme des acteurs de stage-struck. Mais, comme leur père disait toujours ; «son aboiement est pire que sa morsure », et dans quelques minutes, comme si elle est calmée par la réserve douce de la lune, elle se tut et disa en une légère voix basse « eh bien, vous les enfants. Qu’est-ce que vous attendez là-bas ? Entrez à la maison et ayez votre diner.»

    La cuisine était chaude et l’odeur des pommes de terre frites et la tiède lumière jaune de la lampe à huile sur la table donnaient une illusion de tranquillité. Les deux garçons s’asseyaient sur le même côté, les deux grandes filles s’asseyaient de l’autre côté, et Gracie Bell sur les genoux de sa mère au bout de la table. Le père et Judd étaient allés au village, et c’est pour cela que la mère avait eu inhabituellement un mauvais tempérament toute l’après-midi. Ils mangèrent en silence, excepté les caresses de la mère à Gracie Bell, qu’elle l’aidait à boire du thé et du lait concentré d’une tasse blanche. Ils mangèrent les pommes de terre frites avec des morceaux de porc en dedans, tranche après tranche de pain blanc « acheté en magasin » et des plats de « conserves », et burent du thé sirupeux chaud et du lait. La toile cirée sur la table était d’une couleur de mélasse claire, garnie de petits coquelicots jaunes ; elle brillait agréablement, et les « conserves » luisaient, des taches rouge foncé entourées de rubis transparent

    A suivre


    التعديل الأخير تم بواسطة وليد العكرمي; الساعة 02-04-2014, 16:07.

  • المصطفى العمري
    أديب وكاتب
    • 24-09-2010
    • 600

    #2
    J'ai lu les deux parties et je les ai trouvées admirablement traduites. Mes felicitations les plus sincères Monsieur Walid. Lire vos traductions me procure énormément de plaisir. I
    Merci pour les efforts que vous déployez. Que la réussite vous tienne compagnie. I
    ارحل بنفسك من أرض تضام بها.....ولاتكن من فراق الأهل في حرق
    من ذل بـين أهالـيه ببلدتـه..... فالإغتراب له من أحسن الخلق.

    عن الإمام الشافعي

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    • وليد العكرمي
      أديب مترجم
      • 22-08-2013
      • 324

      #3
      Merci infiniment cher Mustapha El Omari d’avoir passé par là et merci encore une fois pour ce joli commentaire. Je suis fier que la traduction vous ait plu. J’apprécie toujours votre chère présence

      Veuillez accepter mes gratitudes les plus profondes

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      • منيره الفهري
        مدير عام. رئيس ملتقى الترجمة
        • 21-12-2010
        • 9870

        #4
        ترجمة مميزة كعادتك أيها الرائع أستاذي وليد العكرمي
        قرأت الجزء 1 و 2 و كانت الترجمة راااااااائعة راااااقية دقيقة
        استمتعت فعلااا بهذا الإبداع الآخر

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