وطني
كرُسيٌ أحمر
مصنوعاً من رائحه الشهداء
وقوائمه بشرٌ من دون رؤوس
وطني
قصرٌ مبنيٌ من أنات الجوعى
وتحيط به أشجار الآلام البُنيه
تتصاعد منها رائحة العرق المغموسة بالذُل
وطني
سيارة بورش فارهةٍ
تقتاتُ دموعي بنزيناً
كي تكمل فن التفحيط
وطني
لوحاتٌ زاهية الألوان
صُنعت من جلدي
وعليها مكتوبٌ
عاش القائد
وطني
كلماتٌ تتراقص عاريةً
قيلت من أجلي
وطني
أفراحٌ تُسرق كي تُهدى سجاداً
لبلاط جلالته المتواضع
وطني
آمالٌ يجعلها الوالي حطباً
كي يُشعل مدفأته
وطني
حبرٌ من خبز الفقراء
يكتب تاريخ الثورة
وطني
جرحٌ
يسكن أعماق الكلمه
وطني
لحنٌ
أبحثُ عن إسمه
Ma patrie
Texte de Sadiq Azib
PRESENTATION
Dans le texte de Sadik Azeeb l’idéologique l’emporte sur le poétique. Mais cela ne nie pas les images réussies qui émanent des éclats d’ironie assumant cet indéfinissable objet qu’est LA PATRIE (A l watan). A force de se multiplier les définitions de cet objet éphémère nous entrainent dans l’ambigüité et le questionnement perpétuel avant de sombrer dans le morne pessimisme du poète irakien Modhaffar Al nawab et son célèbre cri : « Est-ce une patrie ou un B……………… ? »
Ma patrie,
Un trône rouge,
Fait d’odeur de martyrs
Dressé sur des hommes sans têtes.
Ma patrie,
Un palais édifié de complaintes des affamés
Entouré d’ arbres marron des supplices
Dont se répand l’odeur de sueur,
Trempée de servitude.
Ma patrie,
Une Porsch somptueuse
Dont l’énergie est mes larmes,
Afin de parfaire la parade.
Ma patrie,
Tableau à couleurs vives
Fait de lambeaux de ma peau
Une banderole portant le slogan :
« Vive le leader ».
Ma patrie,
Propos dansant nus,
Lancés à ma figure.
Ma patrie ,
Des joies volées pour être offertes
Sous forme de tapis,
Pour le humble palais de sa majesté.
Ma patrie,
Des espérances dont le gouverneur
Se fait du bois pour son bûcher.
Ma patrie,
Une encre extraite
de la nourriture des pauvres,
Avec laquelle est gravée
l’histoire de la Révolution.
Ma patrie,
Une blessure
Enfouie dans les profondeurs des mots.
Ma patrie
Une mélodie dont je cherche le nom.
كرُسيٌ أحمر
مصنوعاً من رائحه الشهداء
وقوائمه بشرٌ من دون رؤوس
وطني
قصرٌ مبنيٌ من أنات الجوعى
وتحيط به أشجار الآلام البُنيه
تتصاعد منها رائحة العرق المغموسة بالذُل
وطني
سيارة بورش فارهةٍ
تقتاتُ دموعي بنزيناً
كي تكمل فن التفحيط
وطني
لوحاتٌ زاهية الألوان
صُنعت من جلدي
وعليها مكتوبٌ
عاش القائد
وطني
كلماتٌ تتراقص عاريةً
قيلت من أجلي
وطني
أفراحٌ تُسرق كي تُهدى سجاداً
لبلاط جلالته المتواضع
وطني
آمالٌ يجعلها الوالي حطباً
كي يُشعل مدفأته
وطني
حبرٌ من خبز الفقراء
يكتب تاريخ الثورة
وطني
جرحٌ
يسكن أعماق الكلمه
وطني
لحنٌ
أبحثُ عن إسمه
Ma patrie
Texte de Sadiq Azib
PRESENTATION
Dans le texte de Sadik Azeeb l’idéologique l’emporte sur le poétique. Mais cela ne nie pas les images réussies qui émanent des éclats d’ironie assumant cet indéfinissable objet qu’est LA PATRIE (A l watan). A force de se multiplier les définitions de cet objet éphémère nous entrainent dans l’ambigüité et le questionnement perpétuel avant de sombrer dans le morne pessimisme du poète irakien Modhaffar Al nawab et son célèbre cri : « Est-ce une patrie ou un B……………… ? »
Ma patrie,
Un trône rouge,
Fait d’odeur de martyrs
Dressé sur des hommes sans têtes.
Ma patrie,
Un palais édifié de complaintes des affamés
Entouré d’ arbres marron des supplices
Dont se répand l’odeur de sueur,
Trempée de servitude.
Ma patrie,
Une Porsch somptueuse
Dont l’énergie est mes larmes,
Afin de parfaire la parade.
Ma patrie,
Tableau à couleurs vives
Fait de lambeaux de ma peau
Une banderole portant le slogan :
« Vive le leader ».
Ma patrie,
Propos dansant nus,
Lancés à ma figure.
Ma patrie ,
Des joies volées pour être offertes
Sous forme de tapis,
Pour le humble palais de sa majesté.
Ma patrie,
Des espérances dont le gouverneur
Se fait du bois pour son bûcher.
Ma patrie,
Une encre extraite
de la nourriture des pauvres,
Avec laquelle est gravée
l’histoire de la Révolution.
Ma patrie,
Une blessure
Enfouie dans les profondeurs des mots.
Ma patrie
Une mélodie dont je cherche le nom.
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