Depuis plus de 1400 ans, la question de savoir si le droguiste peut réparer les ravages du temps se pose. C'est dans le poème d'Urwat al-Rahhal, un poète antéislamique, que cette interrogation a été formulée pour la première fois :

عَجوزٌ تُرجّي أنْ تَكونَ فَتيَّةً ... وقَد نَحِلَ الجَنبانِ و احدَودَبَ الظَّهرُ
تَدُسُّ إلى العَطّارِ مِيرةَ أهلها ... وَ هَل يُصلِحُ العَطّارُ ما أفسَدَ الدَّهرُ؟

"Une vieille, les flancs déjà décharnés et le dos voûté, espérait redevenir une jeune fille. En secret, elle glisse au droguiste ses provisions de famille. Le droguiste pourrait-il réparer ce que le temps a gâté ?"

Cette interrogation rhétorique ne semble pas attendre de réponse, car elle suggère déjà sa propre conclusion. Il est évident que le droguiste ne peut effacer les effets du temps. Cependant...

Si cepoète antéislamique ressuscitait aujourd'hui, il serait surpris de voir comment les droguistes actuels (chirurgiens esthétiques et spécialistes en soins de beauté) peuvent métamorphoser un corps vieillissant et peu attrayant en une véritable icône de beauté.