السلام عليكم ورحمة الله وبركاته
لــــعيـــــــون تونــــــــس
للشاعر الفلسطيني باسل البزراوي
Pour tes yeux Tunisie
خضراءُ نبضُكِ في الوريد جداولُ
وعلى ربوعك تستفيقُ صواهلُ,
وعلى ربوعك تستفيقُ صواهلُ,
وعلى ثراكِ الحرّ منبتُ عزّةٍ
تزهو بها في راحتيكِ خمائلُ
تزهو بها في راحتيكِ خمائلُ
ونداك أنفاسُ الكرامة خطّها
شعبٌ عروبيّ السماتِ مقاتلُ
صدحت حناجرُهُ وضمّخ روحَهُ
شوقُ التحرّرِ والهمومُ قوافلُ
شعبٌ تقاذفه الزمانُ وغلّهُ
دهراً من التنكيل رهطٌ غافلُ
دهراً من التنكيل رهطٌ غافلُ
فكأنك النهر التدفق موجُه
حين المساء فعانقتهُ سواحلُ
أبحرتِ في وهج الحنين وما دنا
من سحرك الشرقيّ جهمٌ راحلُ
فهمى انبعاثُكِ في الحياة مواسماً
تترى وحبك في الأجنّة ماثلُ
وتسنّمت أوتارَ قلبك موجةٌ
حرّى ينوءُ بها الظلامُ الآفلُ
يتقهقر الليلُ الطويل مخلّفاً
قهر السنين, وعن صفائك ذاهلُ
فيطلُّ من أفق الزمان وليلهِِ
فجرٌ يدغدغه فؤادٌ ثاكلُ
وعلى ضفاف الروح يغرس زهرةً
لتضيء صبحَك في الظلام مشاعلُ
فمن الفلسطينيّ ألفُ تحيةٍ
لعيونِ تونسَ في الصباحِ تغازل
لــــعيـــــــون تونــــــــس
للشاعر الفلسطيني باسل البزراوي
Pour tes yeux Tunisie
Ma verte dans mes veines ta vie ruisselle,
Sur ton territoire se réveillent les chevaliers.
Sur ton territoire se réveillent les chevaliers.
Sur ton sable libre pousse la fierté.
Fleuris, dans tes paumes les bosquets.
Fleuris, dans tes paumes les bosquets.
Ta rosée est un souffle de dignité libellée
Par un peuple, combattant et arabe d’entité.
Par un peuple, combattant et arabe d’entité.
A manifesté, tandis que son âme est trempée
De passion pour la liberté, et les maux cheminaient.
De passion pour la liberté, et les maux cheminaient.
Peuple limogé par le temps, et rejeté
Durant des siècles de souffrances, étant ignoré.
Durant des siècles de souffrances, étant ignoré.
Comme un fleuve tes vagues dévalaient,
Le soir sur les plages et les embrassaient.
Le soir sur les plages et les embrassaient.
Tu as amerri dans le feu de l’effusion, ne touchant
Ta magie orientale aucun acariâtre partant .
Ta magie orientale aucun acariâtre partant .
Ta naissance saisonnière de vie ruisselait,
Dévale, et ton amour dans les gènes se dressait.
Dévale, et ton amour dans les gènes se dressait.
Une vague sur les cordes de ton cœur se hissait,
Enflammée , et pesante sur les ténèbres qui s’effaçaient.
Enflammée , et pesante sur les ténèbres qui s’effaçaient.
La longue nuit se retire pour laisser
La répression des années et ignorant ta limpidité
La répression des années et ignorant ta limpidité
De l’horizon du temps et de sa nuit apparait,
Un aurore qu’un cœur en deuil câlinait.
Un aurore qu’un cœur en deuil câlinait.
Sur les bords de l’âme une fleur, il plantait
Pour illuminer les flambeaux de la nuit de ta matinée.
Pour illuminer les flambeaux de la nuit de ta matinée.
Reçois du Palestinien mille respects,
Tunisie, pour tes yeux câlins, courtisant la matinée.
Tunisie, pour tes yeux câlins, courtisant la matinée.
Poème de Bassel El Bazraoui
Traduit par Mongia Ben Salah
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